Voyage

Vingt-cinq films qui font voyager

Pas besoin de sortir de chez soi pour être dépaysé : il y a tant de films à voir pour voyager sans devoir quitter son salon. La Presse a demandé à des amoureux de l’évasion et du septième art de présenter leurs coups de cœur. Nous avons ajouté quelques suggestions à la liste. Bouclez votre ceinture, le voyage cinématographique commence…

Publié le 28 mars 2020 à 11h30
Marc-André Lussier

La Presse

Violaine Ballivy
La Presse

Stéphanie Morin
La Presse

AFRIQUE

Out of Africa (Souvenirs d’Afrique)

1985, Sydney Pollack

« Le film nous plonge dans la splendeur de l’Afrique et du Kenya, ce pays aux mille beautés à l’origine du monde. Film de romance par excellence, tout est là pour faire rêver la jeune femme de 23 ans que j’étais à l’époque ! » se souvient Ségolène Roederer, directrice générale de Rendez-vous Québec Cinéma. La cinéaste Jennifer Alleyn souligne aussi les qualités de ce « drame d’époque, porté par les magnifiques Meryl Streep et Robert Redford, en êtres indomptables, épris de liberté et réunis par leurs convictions. » Le film présente, dit-elle, « des images grandioses qui, tout en révélant les horreurs de la colonisation, nous propulsent dans une nature sauvage où la loi de la jungle semble avoir contaminé les rapports humains ».

Offert sur iTunes et Google Play.

Babel

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Scène du film Babel

2006, Alejandro González Iñárritu

« Cette œuvre tricotée sur trois continents m’a fait vivre des émotions intenses liées notamment aux lieux géographiques et à leur ascendance sur les humains qui y habitent, dit Ségolène Roederer. Je suis sortie de la projection bouleversée et avec une envie furieuse de voir, mais surtout de mieux comprendre, le monde. » Même réaction chez l’acteur et animateur Christian Bégin. « Ouf, quel film ! Maroc, Mexique, Japon… Ce bouleversant film choral nous transporte dans des histoires intelligemment tissées les unes aux autres. Un voyage dont on ne sort pas indemne, mais qui révèle une humanité qui a soif de l’Autre. »

Offert sur iTunes, Illico et Google Play.

Casablanca

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Scène du film Casablanca

1942, Micheal Curtis

« Pour le noir et blanc, qui nous transporte immédiatement, pour le décor exotique de cette Afrique du Nord en temps de guerre et pour l’amour qui resurgit, dans un baiser final, intense et mémorable, où se déchire le rêve… Un film qui permet de retrouver le jeu si moderne et naturel d’Ingrid Bergman et le charisme d’Humphrey Bogart », estime Jennifer Alleyn.

Offert sur iTunes.

AMÉRIQUE

Dawson City : Frozen Time 

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Scène du film Dawson City : Frozen City

2016, Bill Morrison

« En 1978, lors de travaux pour construire un centre récréatif, les bulldozers exhument par accident des centaines de bobines de films à Dawson City, au Yukon. Plus de 500 films muets et newsreel de l’époque de la Ruée vers l’or sont ressuscités et sauvés grâce au froid inhospitalier du sous-sol yukonnais. L’Américain Bill Morisson en tire un document musical aussi hypnotique qu’informatif. Un joyau. Peut-être le seul film qui m’a confirmé et rendu urgent le désir de voyager, d’aller au Yukon, notre bout du monde à nous », explique le cinéaste Denis Côté.

Offert sur iTunes (en anglais seulement).

Manhattan 

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Scène du film Manhattan

1973, Woody Allen

On n’oserait pas parler de films tournés à New York sans évoquer Woody Allen et son célèbre Manhattan. « Tout m’a plus tout de suite : le ton, les thèmes de l’instabilité des relations amoureuses, la musique, le jazz, l’art, l’introspection insatisfaite, etc. », se souvient Ségolène Roederer, qui y a fait son premier grand voyage. « Devenu l’un des grands classiques du cinéma, le film nous donne à voir un New York romantique et charmant. On voudrait pouvoir s’y enfuir pour voir les cerisiers en fleurs dans Central Park », renchérit Jennifer Alleyn. Mais ce n’est pas la seule ville qu’il a magnifiée, rappelle la cinéaste. « Savoureux et truffé de bonnes répliques, Minuit à Paris [Midnight in Paris, 2011], un voyage dans le temps et dans le beau Paris, a valu à son auteur l’Oscar du meilleur scénario original. »

Offert sur iTunes.

Carnets de voyage 

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Scène du film Carnets de voyages

2004, Walter Salles

Ce film est l’adaptation des livres d’Ernesto Guevara – avant qu’il ne devienne « Che » – et de son meilleur ami Alberto Granado, relatant leur périple à moto à travers l’Amérique du Sud en 1952. « C’est un magnifique road movie à travers l’Histoire et à la découverte de ce grand continent », explique Nicolas Girard Deltruc, directeur du Festival du nouveau cinéma. Ce film d’apprentissage permet de mieux comprendre comment Ernesto deviendra « Che », quelques années plus tard, marqué par les injustices sociales et la misère qu’il rencontrera tout au long de ce voyage. Un film important sur la construction d’un personnage mythique de la société latino-américaine, et plus encore.

Offert sur iTunes.

Bagdad Cafe

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Scène du film Bagdad Cafe

1987, Percy Adlon

La suggestion vient de Mélanie Mingotaud, relationniste dans le milieu du cinéma : « Bagdad Cafe, c’est un motel au bord de la route 66, en plein désert des Mojaves, en Californie. On arrive là avec Jasmine, une touriste allemande qui va se lier d’amitié avec Brenda, la gérante du motel. Le cadre du désert se prête à merveille à l’univers loufoque du film. Dans ce lieu unique, les différences de caractère ou de mode de vie sont magnifiées plutôt que d’être jugées. C’est beau, drôle et très touchant. Même la chanson-titre de la bande originale, Calling You de Bob Telson, réussit à nous faire voyager ! »

Offert uniquement en DVD.

L’ours

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Scène du film L’ours

1988, Jean-Jacques Annaud

Le film n’est plus tout jeune : 32 ans ! Mais le décor n’a pas changé, ou si peu, espère-t-on. Jean-Jacques Annaud raconte ici l’émouvante histoire d’un ourson orphelin après la mort de sa mère dans un accident, pris en affection par un mâle solitaire plutôt bourru. Entre les deux se tissera un lien touchant, alors que les voilà pourchassés par des chasseurs : l’orphelin connaîtra-t-il un deuxième deuil ? Ce film presque sans paroles devrait captiver les petits comme leurs parents en manque de grands espaces (notez que si l’histoire se passe officiellement en Colombie-Britannique, le film a plutôt été tourné dans les Dolomites). César de la meilleure réalisation à Cannes en 1989.

Offert sur Amazon Prime.

Pour la suite du monde

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Scène du film Pour la suite du monde

1963, Pierre Perrault et Michel Brault

« Pour échapper à notre confinement, voici un film qui bat au rythme du fleuve, qui respire les grands espaces qui nous attendent l’été prochain », explique Jennifer Alleyn. « Il faut voir ou revoir ce classique, pour la langue ‟verte et dure” des habitants de L’Isle-aux-Coudres, pour l’humour des pêcheurs de marsouins et pour les images d’une poésie inoubliable captées par l’œil du maître du cinéma direct Michel Brault. » La cinéaste rappelle : « Pour la suite du monde est le premier long métrage canadien à avoir été présenté à Cannes en compétition officielle ; le film est considéré comme une des œuvres pionnières du cinéma direct. »

Offert sur le site web de l’ONF et Illico.

Wild

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Scène du film Wild

2014, Jean-Marc Vallée

Un projet fou ? Cheryl Strayed n’a aucune expérience en randonnée lorsqu’elle décide de parcourir, en solitaire et bien mal équipée, les 1700 km du sentier des crêtes du Pacifique (Pacific Crest Trail). Ceci explique sans doute cela : elle s’est élancée moins par défi physique qu’en quête de guérison après un divorce pénible et une période marquée d’abus en tous genres. Au fil des 94 jours du voyage, elle affrontera son lot d’embûches : le manque d’eau, la faim, la douleur et…la solitude. Les images sont magnifiques – comme il est bon en période de confinement de laisser son regard se perdre dans un horizon lointain ! – et la fin de sa « quarantaine » volontaire, positive. Comme un rappel que « tout ira bien ». Même si le chemin ne sera pas toujours facile.

Offert sur Amazon Prime Video.

Pachamama

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Scène du film Pachamama

2018, Juan Antin

Tepulpaï et Naïra sont sur le point de passer le rite vers l’âge adulte quand les Incas dérobent le précieux totem chargé de protéger leur village de la cordillère des Andes. S’en suit une folle épopée des deux enfants pour récupérer le Huaca, lors duquel chacun devra faire preuve de courage, de persévérance et de générosité. L’histoire emprunte à l’Histoire : on y évoque les conquistadors espagnols assoiffés d’or, le puissant Empire inca et le culte de la terre mère, Pachamama, pour transmettre au passage des valeurs écologistes. Quelques scènes peuvent effrayer les tout-petits, mais les dessins aux couleurs chaudes sont absolument splendides. Un joli rayon de soleil pour la grisaille du printemps.

Offert sur Illico et iTunes.

ASIE

Salé sucré

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Scène du film Salé sucré

1994, Ang Lee

Le cinéma étant aussi un formidable moyen d’avoir accès à la culture d’un pays étranger, plusieurs cinéphiles ont été initiés à l’art culinaire taïwanais grâce à ce troisième long métrage d’Ang Lee (Brokeback Mountain). Aussi connu sous son titre anglais (Eat Drink Man Woman), Salé sucré est construit autour de l’histoire d’un veuf, éminent chef cuisinier, qui exprime son amour pour ses trois filles à travers les repas qu’il prépare. C’est, comment dire, délicieux !

Offert sur la boutique Cineplex.

The Lunchbox

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Scène du film The Lunchbox

2013, Ritesh Batra

À Bombay, une jeune femme au foyer et un comptable solitaire sont mis en contact par une erreur dans la livraison d’une « lunchbox ». « Derrière des dialogues bourrés d’humour, on découvre le poids du patriarcat et des traditions en Inde, la condition des femmes et la course au progrès », remarque Mélanie Mingotaud. C’est une immersion dans la société indienne moderne et urbaine telle qu’elle est. En cette période où les restaurants sont majoritairement fermés, il est d’autant plus inspirant de voir les scènes de préparation des repas « magnifiques : on peut presque sentir à travers l’écran » les plats. « Ça donne le goût de s’évader… et de se faire livrer ! »

Offert sur iTunes.

Winter sleep (Sommeil d’hiver)

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Scène du film Winter Sleep

2014, Nuri Bilge Ceylan

Le film, Palme d’or du Festival de Cannes en 2014, a séduit Mélanie Mingotaud. « On voyage dans les paysages époustouflants de l’Anatolie, la partie asiatique de la Turquie. C’est un film très introspectif, empreint de beaucoup de philosophie. On a à la fois le goût de respirer dehors, de contempler la vue dans les montagnes, mais aussi de s’enfermer avec les personnages et de les écouter parler pendant des heures ! Les dialogues sont brillants et d’une justesse parfaite. On ne voit pas le temps qui passe. Le film dure pourtant trois heures ! »

Offert sur Google Play et iTunes (version originale avec sous-titres français).

Taxi Téhéran

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Scène du film Taxi Téhéran

2015, Jafar Panahi

Tourné clandestinement dans la capitale iranienne par un cinéaste frappé d’une peine d’interdiction de cinéma de 20 ans, Taxi Téhéran (aussi connu sous le titre Taxi) recueille les témoignages de différents passagers qui se succèdent dans la voiture taxi que conduit le cinéaste lui-même. Il en émane un vibrant portrait du déroulement du quotidien dans une métropole qui reste mystérieuse aux yeux de la plupart d’entre nous.

Offert sur iTunes.

Last Train Home

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Scène du film Last Train Home

2009, Lixin Fan

Ce documentaire chinois, coproduit par le Canada, explore l’exode annuel de quelque 130 millions de travailleurs chinois à l’occasion du Nouvel An lunaire. C’est une fenêtre ouverte sur la précarité des travailleurs chinois, qui n’ont souvent que cette seule semaine de repos dans l’année pour retrouver leur famille et, souvent, leurs enfants, laissés auprès des grands-parents, explique Hélène Choquette. Mais le film est d’autant plus d’actualité, ajoute la documentariste, que nombre de familles en déplacement se sont retrouvées coincées ou confinées avec leur famille dans de petits appartements lorsque la quarantaine a été imposée à Wuhan. À voir pour mieux comprendre une société qu’on connaît souvent trop peu.

Offert sur Internet Archives.

Lost in Translation (Traduction infidèle)

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Scène du film Lost in translation

2003, Sofia Coppola

C’est à la suite de plusieurs voyages au Japon que Sofia Coppola a signé cette comédie dramatique mettant en scène deux Américains (Bill Murray et Scarlett Johansson) qui se lieront d’amitié, réunis par un même sentiment d’égarement, perdus aussi bien au sein de la culture tokyoïte que dans leurs vies personnelles. La réalisatrice aime la capitale nippone, et ça paraît : derrière sa caméra, Tokyo est à la fois dépaysant, attirant, lumineux. Votre liste de voyages d’après la COVID-19 s’allongera : qui n’a pas eu envie d’aller boire un verre à l’hôtel Park Hyatt où se déroule l’essentiel de l’intrigue ? De marcher dans ces rues de Tokyo qui ne dorment jamais, bordées de néons ? Le film a obtenu l’Oscar du meilleur scénario en 2003.

Offert sur iTunes.

EUROPE

Jean de Florette et Manon des sources

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Scène du film Jean de Florette

1986, Claude Berri

« Ah, la Provence ! Le chant de sa langue ; cet accent unique et pénétrant et joyeux et si triste aussi. J’aime la Provence. Inconditionnellement ! » lance Christian Bégin, qui se dit convaincu d’avoir été Provençal dans une autre vie ! « Ces films sont tragiques et drôles, profondément émouvants. » Jennifer Alleyn est on ne peut plus d’accord. « Cette histoire poignante et si bien racontée, bercée par l’accent provençal et les répliques inoubliables de Marcel Pagnol, sent le romarin et le pastis. Un chant pour la terre, où le cri des cigales exacerbe les sentiments humains. »

Offerts en DVD.

Le temps des gitans

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Scène du film Le temps des gitans

1989, Emir Kusturica

Orphelin, Perham vit avec sa grand-mère adorée, une dinde, un accordéon et un oncle déjanté dans un bidonville de Skopje quand le destin l’entraîne à devenir trafiquant d’enfants en Italie. « C’est l’un des films qui m’a le plus marquée, dit d’emblée Hélène Choquette. Au moment de sa sortie, je n’avais jamais voyagé : je suis allée le voir trois fois au cinéma ! » Bien sûr, elle en a aimé « la musique magnifique, devenue célèbre, et la spiritualité des Roms ». Le film lui a donné l’envie des grands voyages, même si son premier périple l’a menée en Andalousie plutôt qu’en Yougoslavie. « J’étais allée voir les Roms dans un bidonville… mais je n’avais pas été très bien reçue avec mon appareil photo ! »

Offert sur Google Play et iTunes.

La grande Bellezza (La grande beauté)

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Scène du film La grande Bellezza

2013, Paolo Sorrentino

« Ce film est une fête visuelle », lance Mélanie Mingotaud. « L’architecture de Rome, magistralement mise en lumière, est combinée à la décadence de l’élite bourgeoise italienne. Le film est venu mettre en images le souvenir de mon voyage à Rome deux ans plus tôt. » Christian Bégin a aussi inclus ce film dans ses suggestions. « Je n’étais jamais allé à Rome et j’y suis allé un peu à cause de ce film ! Son esprit subversif et irrévérencieux ainsi que sa cinématographie m’ont TOTALEMENT envoûté. La démesure et la décadence juxtaposées à une envie du vrai enfouie sous le bruit et l’étourdissement… »

Offert sur iTunes, Illico et Google Play.

Les ailes du désir

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Scène du film Les ailes du désir

1987, Wim Wenders

Ce chef-d’œuvre de Wim Wenders, tourné deux ans avant la chute du rideau de fer, capte avec grande poésie l’esprit de Berlin, une ville alors complètement fracturée, véritable symbole de la confrontation Est-Ouest. Mettant en vedette Peter Falk, Bruno Ganz et Solveig Dommartin, Les ailes du désir se démarque aussi grâce à ses images en noir et blanc, sublimes, souvent captées de haut. Elles prennent la mesure d’une ville fascinante, qui portera toujours le poids de son histoire.

Offert sur iTunes.

The Secret Life of Walter Mitty (La vie rêvée de Walter Mitty)

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Scène du filmThe Secret Life of Walter Mitty

2013, Ben Stiller

Walter Mitty (Ben Stiller) est un quadragénaire on ne peut plus banal, qui travaille aux archives d’un grand magazine. Sa vie bascule lorsqu’il doit partir sur les traces d’un photographe aventurier (Sean Penn) pour retrouver une précieuse pellicule photo. Une quête qui le mènera du Groenland à l’Islande en passant par l’Afghanistan. Des paysages sublimes, une trame musicale très efficace et des rebondissements aussi improbables que réjouissants. Un film à voir en famille !

Offert sur iTunes et Google Play.

Call Me by Your Name (Appelle-moi par ton nom)

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Scène du film Call Me by Your Name

2017, Luca Guadagnino

Cette adaptation cinématographique du roman d’André Aciman, qui évoque l’apprentissage sentimental d’un jeune homme (Timothée Chalamet), se déroule en Italie. Pedro Almodóvar a déclaré à propos de ce film qu’une beauté viscérale émanait de tout ce qui se trouvait devant la caméra de Guadagnino. Il ne pouvait mieux dire. Il y a ici de la beauté partout, en tout. Elle se déploie, de façon évidente, dans ce décor enchanteur de la Lombardie, sur lequel baigne en permanence une lumière naturellement sensuelle. Du même réalisateur, suggéré par Jennifer Alleyn : I am Love.

Offert sur iTunes, Illico, Google Play, Tou.tv et Crave.

Les triplettes de Belleville

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Scène du film Les triplettes de Belleville

2003, Sylvain Chomet

« Cette course folle est un vrai régal à voir en famille ! », lance Jennifer Alleyn. Les raisons du succès de ce film sont nombreuses, croit la cinéaste : « La musique mémorable composée par Benoit Charest, qui lui a valu le César de la meilleure trame sonore, les plans délirants, la facture visuelle et les personnages non traditionnels. » Le film nous mène de la France aux États-Unis, avec, entre les deux, une traversée de l’Atlantique en pédalo…

Offert sur iTunes.

OCÉANIE

Tracks

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Scène du film Tracks

2013, John Curra

« Je n’ai jamais été vraiment attirée par l’Australie, mais après avoir vu ce film, je n’avais qu’une obsession : reproduire le voyage initiatique du personnage principal », s’enthousiasme Mélanie Mingotaud. Tracks est l’adaptation de l’autobiographie de l’autrice Robyn Davidson, qui a parcouru, seule avec quatre chameaux et un chien, quelque 2735 km à pied à travers l’Australie. « Les paysages sont venus s’imprimer dans mon inconscient, dit Mélanie Mingotaud. Est-ce à cause de l’idylle avec le photographe du National Geographic (joué par Adam Driver, tout aussi charmant que dans Marriage Story) ou de la scène de shampooing dans une baignoire en plein air qui me rappelait Out of Africa ? Je ne sais pas, mais j’en rêve encore ! »

Offert sur iTunes.

Source: LaPresse.ca – Voyage

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