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Test : Logitech MX Anywhere 3, la souris nomade sans fil ultime

Si les touchpads ont leurs fans, notamment dans le monde des Macbook, nombreux sont ceux qui préfèrent les souris, ne serait-ce qu’en termes de confort (position des mains), ou en termes de productivité. À destination d’un public épris de son PC portable mais à la recherche d’un plus grand confort, Logitech a pondu une troisième itération de sa souris nomade, la MX Anywhere 3. Un périphérique « de luxe » avec son prix public de 89 €. Mais qui vaut chacun des centimes que vous investirez.

Petite mais pas trop

Mettons de suite en exergue le caractère hautement subjectif du ressenti de la qualité de la préhension : tout dépend de vos mains, de leur taille, de leur conformation spatiale. Votre serviteur a les paumes larges, les doigts assez courts – je ne vous raconte pas la galère pour apprendre le piano… De fait, je préfère les souris larges, sur lesquelles j’ai de l’assise. J’étais donc un public « à risque » pour la MX Anywhere 3. D’autant plus à risque que j’ai reçu la version blanche et que le blanc pour une souris est au mieux, une marque de nostalgie mal placée (ah, les horribles souris d’antan…), au pire de la pure provocation. Parce qu’une souris, c’est gris ou noir. Pas blanc. Je vous ai parlé du caractère hautement subjectif du ressenti des coloris ?

Or donc, il m’a fallu admettre que le travail des concepteurs de Logitech a payé : la forme de l’engin est confortable, même sur le long terme. Outre la forme, fruit de la compilation de nombreux types de mains, le type de boutons à grande sensibilité permet de cliquer facilement sans avoir à crisper le bout des doigts sur les extrémités. On clique toujours de manière très confortable, même avec le bout de la souris placé entre la première et la seconde phalange, sans avoir à appliquer de force supplémentaire.

Les revêtements choisis sont très agréables, qu’il s’agisse du plastique mat du capot supérieur, comme du caoutchouc placé sur les côtés. Et la souris fonctionne sur toutes les surfaces testées – bureau en bois noir, bureau (sale) blanc, drôle de revêtement alu de la table bancale de la cafétaria. Seule sa couleur blanche me donne de l’urticaire, mais elle existe aussi en rose (non, jamais) et noir (évidemment !). 

MagSpeed : la molette magique

Je vous ai déjà parlé du caractère hautement subjectif de certaines évaluations ? Parlons de la molette alors. Parce que je fais partie du clan des maniaques des molettes à défilement « infini », appelé infinite scroll par nos cousins anglophones. Pourquoi ce besoin d’infini ? Pour prendre conscience de l’immensité de l’univers dans un premier temps, et pour faire défiler les interminables pages web et autres PDF mille-feuilles à la vitesse du faucon pèlerin dans un second temps.

Mais vous, Ô cher lecteur, méprisez peut-être les individus de mon acabit et ne jurez que par un crantage rugueux. Et c’est là que Logitech fait fort : comme pour ses MX Master, la marque helvétique a intégré la précieuse molette MagSpeed. Un dispositif électromagnétique qui offre la bascule d’un mode à l’autre d’une simple pression de bouton. Cela permet ainsi de passer au scroll infini au crantage en fonction de l’utilisation, ce dernier étant plus pratique dans certains usages, notamment les jeux type FPS.

Dongle utile, mais pas obligatoire

En ces temps où le monde des PC commence à se convertir massivement à l’USB C, l’arrivée d’une souris avec un dongle Unifying au format USB A peut faire peur. Mais Logitech a eu le nez creux et la souris fonctionne aussi en Bluetooth.

L’appairage par le biais du dongle offre un fonctionnement moins énergivore (plus grande autonomie de la souris et de l’ordinateur), un temps de latence inférieur, une connexion plus stable. Et il peut contrôler jusqu’à six périphériques. Mais le Bluetooth fonctionne sur toutes les machines – l’universalisme ça a aussi du bon. En parlant d’universalisme, notez le commutateur, qui permet à la souris d’être appairée avec trois appareils – et de retenir la configuration.

Notez quand même une petite déception ergonomique : contrairement à certains modèles passés, la MX Anywhere 3 n’a pas de trappe pour ranger le précieux objet, aussi petit soit-il. Sans doute pour des raisons de compacité. Donc laissez-le branché ou perdez-le.

Logitech Options

Cette évaluation matérielle élogieuse aurait pu s’écrouler sur l’autel d’une partie logicielle bâclée et une ergonomie numérique finie à la truelle… Hélas pour les rageux, Logitech a blindé sa partition de ce côté. 

Car il existe une fonction assez épatante appelée « Flow », super pratique pour les humains qui utilisent et/ou basculent fréquemment entre deux machines – tour puissante et PC portable par exemple. Les seuls prérequis sont que le logiciel Options soit installé et configuré sur chacune des machine, qui doivent être connectées au même réseau (filaire ou Wi-Fi, peu importe). Flow permet alors de passer d’une machine à l’autre en bougeant le curseur au-delà de l’écran.

Encore mieux : il permet de copier/coller des fichiers d’une machine à l’autre. Un Ctrl+C sur la machine source, on déplace le curseur sur la seconde machine, on fait un Ctrl+V « et voilà », les fichiers transitent.

Pas vraiment ambidextre

Amies gauchères, amis gauchers, préférez-vous la bonne ou la mauvaise nouvelle ? Face à votre mutisme, commençons par la bonne : la MX Anywhere 3 est aussi confortable en prise senestre qu’en prise dextre dans un usage basique.

La mauvaise nouvelle : les boutons « précédent » et « suivant » placés sur la tranche gauche vous seront inaccessibles… à moins que vous ne soyez amputés de l’auriculaire et les deux premières phalanges de l’annulaire. Ce qui est dommage, mais ici bien pratique – après tout, perdre des bouts de doigts ça peut servir, demandez à Django Reinhardt.

CONCLUSION
Logitech signe avec la MX Anywhere 3 la “Rolls” des souris nomade, incluant les technologies qui font le succès de sa MX Master 3 (capteur ultra précis et sensible, molette MagSpeed, logiciel Logitech Options, etc.) dans un format à la fois compact et agréable même pour de longues sessions. Les allergiques au dongle pourront passer par le Bluetooth, ce qui le laisse qu’un seul vrai défaut : un tarif élevé. Mais si les 89 euros demandés pour une souris nomade lancée dans un monde confiné sont une somme, la MX Anywhere 3 les vaut vraiment. Source: 01net

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