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Narbonne : les riverains de l’usine d’uranium Orano Malvési inquiets des taux de radioactivité

Publié le 29/04/2021 15:57

Narbonne : les riverains de l’usine d’uranium Orano Malvési inquiets des taux de radioactivité
FRANCE 2

Article rédigé par

A.Domy, C.Pain, O.Martin, C.Chabaud, F.Mazou, J-P.Rivalain, O.Guérin, J-M.Talenton, Images drone : Orano MalveziFrance 2

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Les riverains du site de traitement d’uranium le plus important de France, à Narbonne (Aude), sont inquiets : des prélèvements réalisés près de l’usine et analysés en laboratoire montrent un important niveau d’uranium. Le directeur du site affirme pourtant qu’il n’y a aucun danger pour les habitants.

Le site de traitement d’uranium le plus important de France se trouve à trois kilomètres de Narbonne (Aude). Des riverains inquiets viennent vérifier régulièrement le taux de radioactivité aux abords de l’usine. Au niveau de la barrière qui limite l’accès au site, le compteur s’emballe et dépasse de quatre fois le taux de radioactivité naturel. L’usine Orano Malvési est le point d’entrée du nucléaire en France. L’uranium arrive du monde entier sous forme de poudre jaune et doit être purifié et transformé en combustible nucléaire. En 60 ans, déjà plus de 300 000 m3 de déchets radioactifs ont été produits et sont contenus dans des bassins, sous forme de boue. 

La direction de l’usine se veut rassurante face aux mesures effectuées par les riverains. “Ce sont des mesures ponctuelles, faites à un jour donné en fonction de l’activité du site, explique Daniel Bect, le directeur. La surveillance que nous mettons en œuvre au niveau du site est faite sur l’année entière et permet de garantir l’absence d’impact sur la santé des riverains.” Selon lui, l’impact radiologique sur les riverains les plus proches est “quatre fois inférieur à une radio des poumons“. 

Les riverains ont cependant prélevé des feuilles de cyprès qui poussent aux abords de l’usine pour les faire analyser. Le laboratoire responsable des analyses observe 28 fois plus d’uranium dans les échantillons prélevés à l’est, dans la direction du vent, que dans les feuilles cueillies plus loin. “Ça veut dire que certaines populations proches du site respirent en permanence de l’uranium“, lance Bruno Chapeyron, ingénieur en physique nucléaire et directeur d’un laboratoire Criirad. 

Source: Franceinfo – Société

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