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L’actrice Thandiwe Newton reprend son vrai prénom, modifié malgré elle au début de sa carrière

L\'actrice Thandiwe Newton au festival de Cannes en mai 2019
L’actrice Thandiwe Newton au festival de Cannes en mai 2019 (LOIC VENANCE / AFP)

C’est une star que vous avez forcément vue : dans Mission Impossible II, Entretien avec un vampire, Solo : une histoire Star Wars, ou encore à la télé dans la série Urgences. Ces dernières années, elle est l’un des personnages principaux de la série de science-fiction Westworld. Elle y joue un robot esclave de ses créateurs, qui cherche à savoir qui elle est et qui veut prendre le contrôle de sa propre vie. Ironie de l’histoire, la quête de ce personnage est devenue celle de son interprète, qui veut désormais qu’on l’appelle par son vrai prénom : Thandiwe.

Comme elle le raconte au magazine Vogue, c’est ainsi que l’ont baptisée ses deux parents, un technicien de laboratoire britannique et une princesse zimbabwéenne. Ils se sont rencontrés au pied des chutes Victoria, en Afrique australe, avant de partir s’installer en Angleterre. Née à Londres en 1972, Thandiwe Newton est scolarisée dans une école privée catholique, où elle est la seule élève noire et où les religieuses décident de l’appeler “Sandie”, lui expliquant que c’est pour son bien, pour qu’elle se sente moins différente.

Quelques années plus tard, elle découvre en regardant le générique de son premier film que son nom a été changé arbitrairement. Il n’y a pas de Thandiwe, mais une certaine “Thandie Newton”. Elle est choquée et surtout désemparée puisqu’en début de carrière, elle ne peut rien faire. Elle est contrainte de postuler à d’autres rôles sous ce surnom, puisque pour les directeurs de casting, Thandiwe n’existe pas. C’était en 1991, elle avait 18 ans. Trente ans après, elle pose donc en couverture du magazine Vogue, sous le titre “Thandiwe Newton, la renaissance d’une icône”. Elle explique qu’à 48 ans, il est temps pour elle de reprendre ce prénom qu’on lui a refusé.

C’est lui qui sera désormais sur les affiches. Et ça n’est pas rien, un prénom, c’est une identité, une présentation au monde. C’est ce que disent tous les témoignages qui émergent suite à son annonce, sur les réseaux sociaux. De Walid, rebaptisé William, à Adatokumbo devenu Adam, tous racontent ce sentiment de se faire voler une partie de soi, et en même temps d’avoir presque honte. De se demander si l’on n’a pas été mal nommé. Thandiwe Newton répond que ce qui compte, c’est ce que l’on décide pour soi et qu’il n’y a pas de mauvais prénom. Le sien veut d’ailleurs dire “la bien-aimée” en langue zoulou.

Source: Franceinfo – Société

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