Société

Être une femme dans le monde masculin de la science

Originaire de Syrie, Rana Mustafa est aujourd’hui chercheuse à l’Université de la Saskatchewan. Ici comme dans son pays natal, elle trouve que les obstacles ne surviennent pas sur les bancs de l’école, mais plutôt sur le marché du travail.

La chercheuse Rana Mustafa montre des pois chiches et un oeuf.

La chercheuse Rana Mustafa affirme que, dans le domaine scientifique, la position des femmes dans la hiérarchie est inférieure à celle des hommes.

Photo : Radio-Canada / Trevor Bothorel

C’est tellement difficile de faire [l’équilibre] entre la famille et le travail, et souvent, à cause de la pression, les femmes font le choix de la famille.

Rana Mustafa, chercheuse à l’Université de la Saskatchewan

De plus, obtenir un diplôme ne garantit pas un emploi, confie-t-elle en entrevue à l’émission Point du jour  :« Le pourcentage de femmes qui sont embauchées après leurs études n’est pas proportionnel au nombre de femmes [diplômées] de l’université. »

Même si l’Université de la Saskatchewan est un milieu « favorable » pour les femmes, la chercheuse note que les « décisions et les responsabilités » importantes sont généralement assumées par ses homologues masculins. « On pense que nous sommes émotionnelles, moins rationnelles », s’explique-t-elle.

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Margaux Floury, étudiante en paléontologie et stagiaire au Musée royal de la Saskatchewan, affirme que la situation est bien différente entre sa France natale et le Canada.

« En France, j’appelle mon professeur monsieur et je le vouvoie. Ici, je l’appelle par son prénom et je sens qu’on est plus proches. Il y a une différence sociale », illustre-t-elle.

Elle affirme par ailleurs que la majorité de ses camarades de classe sont des femmes. « Il y a 4 ou 5 garçons sur 19 », dit-elle.

Même son de cloche du côté de Rana Mustafa. « Une des raisons pour lesquelles j’ai choisi le Canada en quittant la Syrie, c’est parce que le milieu de travail et l’égalité sont mieux, la place des femmes est vraiment meilleure. »

Mais, pas question de tenir cela pour acquis, dit la chercheuse, parce qu’on doit « toujours améliorer les choses ».

Source: Radio-Canada | Societe

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