Science

Le plasma de convalescents n’aide pas à la guérir les patients gravement atteints

Nous n’avons pas observé d’effet du plasma de convalescents chez les patients gravement malades de la COVID-19, c’est-à-dire ceux admis à l’unité des soins intensifs ayant une maladie plus grave et donc un risque élevé de décès, explique le Dr Alexis Turgeon de l’Université Laval dans un communiqué.

Les scientifiques n’ont par ailleurs observé aucun effet négatif associé à l’administration de plasma de convalescents à ces personnes.

Le plasma est la portion liquide du sang.

Transfuser du plasma de patients guéris (plasma convalescent) à d’autres personnes atteintes de la maladie vise à transférer à ces derniers des anticorps protecteurs, et ainsi à limiter la gravité des symptômes en empêchant la réplication du virus SRAS-CoV-2, à l’origine de la COVID-19.

Cette technique s’est révélée efficace pour traiter d’autres virus, tels que l’Ebola et le SRAS.

Repères

  • REMAP-CAP est actuellement en cours dans plus de 290 sites cliniques à travers le monde;
  • Pas moins de 4100 patients atteints de COVID-19 y participent.

Le bénéfice que les patients modérément malades pourraient tirer du plasma de convalescents n’était pas l’objet de cette analyse et demeure à l’étude.

L’essai se poursuivra donc pour les patients hospitalisés qui ne nécessitent pas d’assistance respiratoire mécanique.

Il est possible que les patients moins gravement atteints par la COVID-19 qui seront traités plus précocement puissent bénéficier du plasma de convalescents, fait valoir à cet effet le Dr Ryan Zarychanski, de l’Université du Manitoba.

Étant donné que nous ignorons toujours l’effet du plasma de convalescents chez les patients hospitalisés modérément malades de la COVID-19 […], nous continuons le recrutement dans l’essai clinique pour ce groupe de patients.

Ryan Zarychanski, Université du Manitoba

Des chercheurs canadiens de l’Université Laval, de l’Université du Manitoba et de l’Université de Toronto collaborent à l’essai.

L’analyse des données des 912 patients gravement malades ayant participé à l’étude a été effectuée par un comité indépendant de surveillance.

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Source: Radio-Canada | Science

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