Santé

COVID-19: le virus arrache un autre préposé aux bénéficiaires

Un préposé aux bénéficiaires de Montréal infecté par la COVID-19 a lutté pour sa vie un mois aux soins intensifs avant de succomber au virus, laissant dans le deuil sa femme, ses deux enfants et ses collègues.

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« Les médecins ne pouvaient plus rien faire », confie, la voix étouffée, Phoung Lan Do, qui a pu voir son mari quelques minutes jeudi matin, avant qu’il ne s’éteigne.

Âgé de seulement 48 ans, Thong Nguyen avait développé de graves complications au virus, causant des hémorragies aux poumons. Il était hospitalisé au Centre hospitalier de l’Université de Montréal.

Les dernières semaines ont été extrêmement difficiles pour la famille, dont tous les membres ont contracté le virus. Leur fille a même été hospitalisée pendant que son père luttait pour sa vie.

Mme Do ajoute que sa mère serait aussi décédée du virus le mois dernier.

Son épouse a toujours cru que son mari, actif et n’ayant aucune autre maladie, s’en sortirait, ce qui a rendu son départ encore plus cruel pour elle et leurs deux enfants.

Mme Do le décrit comme un homme dévoué aussi bien au travail qu’à la maison.

Onde de choc

« Ça fait peur […] Ça crée une onde de choc », a soufflé le président du Syndicat des travailleurs du CIUSSS du Nord-de-l’Île-de-Montréal, Alexandre Paquet.

Il s’agit malheureusement du deuxième membre de ce syndicat qui succombe au coronavirus. La pandémie a arraché la vie d’au moins huit préposés aux bénéficiaires au Québec.

Thong Nguyen a travaillé 17 ans comme préposé à l’Hôpital Jean-Talon.

Ses collègues ont observé une minute de silence en son honneur, vendredi midi, devant une couronne de fleurs posée à l’entrée de l’hôpital.

« C’était un vrai gentleman. Je n’avais même pas besoin de lui demander, qu’il m’offrait de l’aide pour transporter les gros sacs de lingerie », a relaté Mélanie Chartrand, qui a travaillé avec lui sur le quart de nuit.

Toujours joyeux

« Il était d’une telle douceur avec les patients. Ceux-ci l’appréciaient beaucoup. Thong avait toujours le bon mot pour les encourager », a-t-elle ajouté, la gorge nouée.

« Il était toujours joyeux. Il traînait souvent avec lui une petite musique de fond. Je pense qu’il faisait ça pour mettre une ambiance conviviale », a rapporté, larmes aux yeux, l’agente administrative Vicky, qui a préféré taire son nom de famille.

Thong Nguyen était reconnu pour sa grande patience.

« Je l’ai rencontré en sortant de l’école et il m’a montré plein de choses. Il a été un bon professeur pour moi », a témoigné Mme Chartrand.

Source : journal de montreal – Santé

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