Santé

Appel d’offres: le CHUM a manqué de transparence

Le chien de garde des contrats publics rappelle le Centre hospitalier de l’Université de Montréal à l’ordre et le force à refaire son appel d’offres pour des vêtements de grands brûlés, qui semblait favoriser une seule entreprise.

• À lire aussi: Enquête sur une entente secrète au CHUM

L’Autorité des marchés publics a statué que le CHUM avait manqué de transparence et d’objectivité dans l’octroi du contrat.

En octobre, notre Bureau d’enquête dévoilait que le CHUM avait été forcé de mettre fin à une entente secrète avec son fournisseur de vêtements pour les grands brûlés qu’il favorisait depuis des années.

Il faisait presque exclusivement affaire avec un seul fournisseur, Médicus, pour l’achat de ses fournitures. Le tout sans appel d’offres et sans contrat rendu public, contrairement à la normale. 

Ces produits servent principalement au Centre de réadaptation Villa Médica, le partenaire du CHUM pour la réhabilitation des grands brûlés. 

Enquête… et appel d’offres

L’Autorité des marchés publics (AMP) a déclenché une enquête au CHUM après une plainte de l’entreprise Stomo Médical, un concurrent de Médicus. 

Le CHUM a alors publié en vitesse un appel d’offres pour faire l’acquisition de vêtements compressifs. 

Or, ce document permettait au CHUM d’éliminer de façon arbitraire des soumissionnaires, admet l’AMP, qui ordonne au CHUM de modifier l’appel d’offres public. 

« Certaines exigences du devis ne sont pas suffisamment objectives », mentionne la décision.

Selon la police des contrats, le CHUM a eu plusieurs manquements en rédigeant son document d’appel d’offres, notamment en ce qui a trait aux exigences relatives au produit compressif recherché. L’appel d’offres « manque de transparence dans les processus contractuels », ce qui constitue un obstacle pour les soumissionnaires.

Plainte du concurrent

Alexandre Vigeant, le directeur de Stomo Médical qui a déposé la plainte à l’AMP, se réjouit de la décision. 

« C’est une victoire. C’est-à-dire qu’il s’agit d’une preuve que l’appel d’offres n’était pas réglementaire et ne favorisait pas la libre concurrence », a souligné M. Vigeant. 

De son côté, le CHUM soutient qu’il assurera le suivi avec les autorités. 

« Après vérification, nous avons pris acte de la décision de l’AMP », a indiqué Lucie Dufresne, la conseillère en communications de l’établissement de santé.

Source : journal de montreal – Santé

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