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Yémen | L’ONU s’inquiète d’une reprise des combats dans la région de Hodeïda

(Dubaï) L’émissaire des Nations unies au Yémen, Martin Griffiths, s’est inquiété jeudi d’une reprise des combats entre rebelles Houthis et forces progouvernementales dans la région de Hodeïda, après des mois d’un calme relatif.

Publié le 8 octobre 2020 à 7h55

Agence France-Presse

« Cette escalade militaire constitue non seulement une violation de l’accord de cessez-le-feu de Hodeïda, mais elle va à l’encontre de l’esprit des négociations en cours, facilitées par les Nations unies et qui visent à obtenir un cessez-le-feu dans tout le pays, des mesures d’aide humanitaire et économique et la reprise du processus politique », a souligné M. Griffiths dans un communiqué.

Il a demandé aux parties en conflit de « cesser immédiatement les combats, de respecter les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de l’accord de Stockholm et de s’engager dans la mise en œuvre conjointe d’un mécanisme de désescalade militaire ».

Un accord intervenu le 27 septembre en Suisse entre gouvernement et rebelles sur un échange partiel de prisonniers a relancé l’espoir d’une solution négociée du conflit qui dure depuis 2014.

Selon des sources progouvernementales, les Houthis tentent depuis début octobre de briser le siège imposé par les forces loyalistes à leurs combattants encerclés dans la localité D’Al-Douraïmi, à la sortie sud de la grande ville portuaire de Hodeïda, dans le sud-ouest du Yémen.

Selon des témoins, les échanges de tirs sporadiques n’ont pas cessé dans ce secteur depuis le début du mois.

Une source hospitalière à Hodeïda a indiqué jeudi que les tirs avaient tué cinq civils et blessé une trentaine d’autres depuis début octobre. Aucun bilan des pertes des combattants Houthis ou des forces progouvernementales n’était disponible.

En juin 2018, les forces progouvernementales, appuyées par Riyad et les Émirats arabes unis, autre membre de la coalition militaire, ont lancé une offensive pour reprendre Hodeïda (ouest), principal point d’entrée de l’aide humanitaire.

Le 13 décembre, le patron de l’ONU Antonio Guterres annonce à l’issue de pourparlers interyéménites en Suède des accords qui font taire provisoirement les armes. Le statu quo prévaut depuis dans le secteur même si les clauses de l’accord de Suède ne seront pas toutes appliquées.

Le conflit au Yémen a fait des dizaines de milliers de morts, pour la plupart des civils, et entraîné ce que l’ONU a décrit comme étant la pire crise humanitaire dans le monde.

Environ 3,3 millions de personnes sont toujours déplacées et 24,1 millions, soit plus de 80 % de la population, ont besoin d’assistance, selon l’ONU.

Source: LaPresse.ca – International

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