Trump choisit de politiser la menace de l’épidémie de coronavirus aux Etats-Unis

Donald Trump, le 26 février 2020, à la Maison Blanche, lors d’une conférence de presse consacrée à l’épidémie de Covid-19. ANDREW CABALLERO-REYNOLDS / AFP

Deux jours après une conférence de presse censée rassurer les Américains sur l’épidémie liée au coronavirus, Donald Trump a choisi de la politiser à outrance en dénonçant une « imposture » de la part de l’opposition démocrate, lors d’un meeting en Caroline du Sud, vendredi 28 février. « Ils ont essayé l’imposture de la mise en accusation », dans l’affaire ukrainienne, « c’est leur nouvelle imposture », a assuré le président, au terme d’une semaine marquée par un sévère décrochage des marchés, inquiets des conséquences sur l’économie mondiale de la propagation du virus.

Son chef de cabinet, Mick Mulvaney, avait déjà dénoncé une manœuvre démocrate et de la presse dans la matinée, devant la Conservative Political Action Conference, le rendez-vous annuel des conservateurs américains. « Pourquoi n’en avez-vous pas entendu parler [avant]? Que se passait-il encore il y a quatre ou cinq semaines ? L’impeachment, c’est tout ce dont la presse voulait parler. La raison pour laquelle vous y voyez tant d’attention aujourd’hui, c’est qu’ils pensent que ce sera la chose qui fera tomber le président. C’est simplement ça », a assuré Mick Mulvaney.

Le fils aîné du président, Donald Jr., était allé plus loin sur Fox News, assurant que les démocrates espèrent que les Etats-Unis soient touchés et que « la pandémie (…) tue des millions de personnes, afin de mettre fin à la série de victoires de Donald Trump ».

Lire aussi Le point sur le coronavirus dans le monde : plus de 800 nouveaux cas en Corée du Sud, 22 aux Etats-Unis

« Un jour, c’est comme un miracle, ça disparaîtra »

La veille, le président des Etats-Unis avait pesté sur son compte Twitter, parlant de lui, une fois de plus, à la troisième personne du singulier. « Ainsi, le coronavirus, qui a commencé en Chine et s’est propagé à divers pays à travers le monde, mais très lentement aux Etats-Unis, parce que le président Trump a fermé notre frontière et a mis fin aux vols, TRÈS TÔT, est maintenant blâmé, par les démocrates-qui-ne-font-rien, comme quelque chose qui est la faute de “Trump” », a-t-il écrit, dans une allusion à sa décision, le 31 janvier, de suspendre temporairement l’entrée aux Etats-Unis des ressortissants étrangers à risque en provenance de Chine.

Un peu plus tôt, dans l’après-midi de jeudi, il s’était montré particulièrement évasif. « Ça va disparaître. Un jour, c’est comme un miracle, ça disparaîtra », avait-il dit. « Vous savez, ça pourrait empirer avant de s’améliorer. Ça pourrait peut-être disparaître. Nous allons voir ce qui se passe. Personne ne sait vraiment », avait-il poursuivi.

Source: International : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

Leave a Reply

%d bloggers like this: