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Mali | Libération des personnalités civiles et militaires arrêtées lors du coup d’État

(Bamako) Les militaires qui ont pris le pouvoir le 18 août au Mali avant de s’engager dans une transition ont annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi la libération des onze personnalités civiles et militaires arrêtées lors de leur coup d’État.

Publié le 8 octobre 2020 à 8h10

Agence France-Presse

« Le vice-président de la transition (et chef des putschistes, le colonel Assimi Goïta, NDLR) informe l’opinion publique […] de l’élargissement ce jour des personnalités politiques et militaires arrêtées suite aux évènements du 18 août 2020 », a indiqué dans un communiqué le Comité national pour le salut du Peuple (CNSP), qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta.

« Il s’agit de l’ancien premier ministre, Boubou Cissé, de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Moussa Timbiné, des généraux Ibrahima Dahirou Dembélé, M’bemba Moussa Keïta, Oumar Dao, Ouahoun Koné, Boukary Kodio, Abdramane Baby, Abdoulaye Coulibaly, Moustapha Drabo et du colonel-major Faguimba Kansaye », selon ce communiqué publié sur les comptes Facebook et Twitter du CNSP.

« Toutefois, les intéressés restent à la disposition de la justice pour toutes fins utiles », a ajouté le Comité.

Arrêté par les militaires le 18 août, le président Keïta, 75 ans, avait démissionné quelques heures plus tard. Détenu par la junte pendant plus de deux semaines, il a été autorisé à quitter Bamako le 5 septembre pour recevoir des soins aux Émirats arabes unis.

Notant les « avancées notables vers la normalisation constitutionnelle » depuis la mise en place d’organes chargés de mener la transition vers un pouvoir civil, la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait levé mardi les sanctions imposées au Mali au lendemain du coup d’État.

Les dirigeants ouest-africains avaient salué la nomination d’un président de transition, Bah Ndaw, un colonel à la retraite, et celle d’un ancien ministre des Affaires étrangères, Moctar Ouane, comme premier ministre.

Ils s’étaient également félicités du renoncement par les militaires à une prérogative majeure initialement dévolue au chef de la junte : investi vice-président transitoire, le colonel Goïta ne pourra pas remplacer le président de la transition en cas d’empêchement de ce dernier, selon la charte élaborée par les militaires.

Mais la Cédéao avait aussi souligné que la levée des sanctions, au premier rang desquelles un embargo commercial et financier, devait être considéré comme un encouragement à aller plus loin.

L’organisation régionale, médiatrice dans la crise malienne, avait insisté sur la nécessité de libérer les officiels militaires et civils arrêtés lors du coup d’État du 18 août.

Pour satisfaire les dirigeants des pays voisins, les militaires maliens doivent encore prendre une mesure de taille : la « dissolution » du Conseil national pour le Salut du peuple lui-même.

Source: LaPresse.ca – International

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