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Le Sénat américain propose une vaste loi visant à répondre « aux défis » chinois

(Washington) Des sénateurs américains ont présenté jeudi un projet de loi visant à permettre aux États-Unis de faire face « aux défis » posés par la Chine, en épinglant notamment le vol de propriété intellectuelle et en prévoyant de renforcer les liens entre Washington et Taipei.  

Publié le 8 avril 2021 à 18h42

Agence France-Presse

Dans un rare consensus au Congrès, d’ordinaire profondément divisé, le chef démocrate de la commission des Affaires étrangères au Sénat et son numéro deux républicain ont présenté ce texte (« Strategic Competition Act »), qui cherche à présenter un cadre stratégique aux relations avec la Chine.  

Le sénateur démocrate Bob Menendez, président de la commission, a salué une « tentative sans précédent de mobiliser tous les outils stratégiques, économiques et diplomatiques des États-Unis pour une stratégie indopacifique qui permettra à notre pays de réellement faire face aux défis que présente la Chine pour notre sécurité nationale et économique ».

Le projet de loi décrit les sanctions comme « un puissant outil » à disposition des États-Unis et s’inquiète de voir que l’exécutif « n’a pas totalement mis en œuvre » les mesures déjà approuvées par le Congrès.

Si elle était adoptée, cette loi exigerait notamment au secrétaire d’État qu’il présente chaque année une liste des entreprises publiques chinoises qui ont bénéficié d’un vol de propriété intellectuelle au détriment d’une société ou d’un secteur américains.

Elle demanderait également un rapport d’évaluation sur les viols, les avortements et autres violences sexuelles perpétrées contre les Ouïghours, en plus des rapports déjà exigés sur les incarcérations et mauvais traitements infligés à cette minorité musulmane et turcophone.  

Des organisations de défense des droits de la personne accusent Pékin d’avoir interné depuis 2017 plus d’un million de Ouïghours dans des centres de rééducation politique. Plusieurs pays, dont les États-Unis, évoquent un « génocide ».

Le régime communiste dément ce chiffre et assure qu’il s’agit de « centres de formation professionnelle » destinés à éloigner les Ouïghours de l’islamisme et du séparatisme, après une série d’attentats qui leur ont été attribués.

Pékin rejette également les accusations américaines de vol généralisé de propriété intellectuelle.  

Cette loi réaffirmerait d’autre part le soutien des États-Unis à Taïwan, en demandant notamment à Washington d’appliquer à l’île le « même protocole » qu’à tout autre État. Le texte continuerait toutefois à ne reconnaître officiellement que Pékin.

La Chine considère Taïwan comme une de ses provinces et menace de recourir à la force en cas de proclamation formelle d’indépendance ou d’intervention extérieure. Washington est l’allié le plus puissant de l’île.  

Source: LaPresse.ca – International

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