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L’Amérique latine ne parvient pas à endiguer le coronavirus

L’heure n’est pas encore aux bilans. Nul ne sait, à ce stade, si la pandémie due au coronavirus a atteint son pic en Amérique latine et aux Caraïbes, région devenue en peu de temps la plus touchée de la planète en nombre de cas (près de 6 millions) et de décès (plus de 230 000).

Une chose est sûre : il aura fallu moins de six semaines pour que le nombre officiel de victimes soit multiplié par deux, on en dénombrait 100 000 fin juin. On suppute aussi que les victimes pourraient être plus nombreuses. Les autorités de certains pays, comme celles du Pérou, commencent à admettre que le nombre de morts pourrait varier du simple au double.

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En valeur absolue, les pays les plus touchés en nombre de cas étaient, mercredi 12 août, le Brésil, le Mexique et Pérou. Mais en proportion de la population, il s’agit du Chili (20 200 cas par million d’habitants), du Panama (18 780) et du Pérou (15 600), le Brésil arrivant en quatrième position (15 390). En nombre de morts et en proportion de la population, le Pérou est le plus touché du continent, avec 800 morts par million d’habitants.

Mais comparer les bilans – provisoires – des différents pays latino-américains reste hasardeux. « Ils ne font pas les mêmes tests, ni dans les mêmes proportions, explique Ciro Maguiña Vargas, infectiologue et professeur à l’université Cayetano-Heredia de Lima. Le Pérou teste par exemple beaucoup plus que ses voisins, mais ce sont des tests sérologiques rapides [qui mesurent la présence d’anticorps et non de virus]. Les tests moléculaires par PCR [utilisés massivement au Chili] sont plus fiables, mais il est pratiquement impossible de les faire parvenir dans les zones les plus reculées du pays. »

Un médecin se désinfecte après avoir ausculté des patients mis en quarantaine dans un hôtel de Caracas, au Venezuela, le 24 juillet.

Restent les données officielles qui, jour après jour, montrent que l’épidémie est loin d’être vaincue. Quelques indices sont encourageants : certains pays tels que le Chili, l’Equateur, ou même le Mexique ont commencé à aplanir la fameuse courbe épidémiologique. Mais à un niveau de contamination toujours très élevé. Et surtout, cinq mois après le début de la pandémie, la plupart enregistrent toujours des hausses inquiétantes. L’Argentine, dont la population du Grand Buenos Aires est toujours en quarantaine, et ce depuis le 20 mars, connaît un pic de contaminations et de morts inédit : encore 7 498 cas et 149 morts le 13 août, pour un total de plus de 276 000 contaminations et plus de 5 300 morts.

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Source: International : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

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