Volkswagen indemnisera 260 000 victimes du scandale du diesel en Allemagne

Un dénouement est enfin en vue dans le procès historique qui oppose Volkswagen à plusieurs centaines de milliers de clients floués dans l’affaire des moteurs diesels truqués en Allemagne. Vendredi 28 février, le géant de l’automobile est parvenu à un accord à l’amiable avec le VZBV, une association de consommateurs qui l’avait assigné en justice en septembre 2019 devant le tribunal régional de Brunswick (Basse-Saxe, nord). Selon les termes de cet accord, le constructeur versera aux automobilistes lésés une indemnité correspondant, en moyenne, à 15 % du prix d’achat de leur véhicule. Soit un montant compris entre 1 350 et 6 257 euros, en fonction du modèle et de l’âge du véhicule. Pour Volkswagen, l’ardoise s’élève donc à 830 millions d’euros.

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Ce procès en recours collectif – le premier de ce genre en Allemagne – permettra à 260 000 propriétaires de voitures diesel de faire valoir leurs droits. C’est un total sensiblement moins élevé que les 446 000 dossiers – un par véhicule – initialement déposés auprès des autorités judiciaires allemandes. « Ce chiffre contenait environ 30 000 doublons, précise Anke Wolf, porte-parole du VZBV. D’autre part, environ 77 000 personnes concernées ont retiré leur plainte. » En outre, de nombreux plaignants n’étaient pas éligibles, notamment ceux qui résident à l’étranger, ou encore les clients ayant acheté leur véhicule après le 31 décembre 2015, soit trois mois après l’éclatement du scandale.

Volkswagen s’en tire à bien meilleur compte dans son fief allemand qu’aux Etats-Unis

Ce règlement à l’amiable met prématurément fin à un procès monstre qui était censé s’éterniser jusqu’en 2023. Malgré leur brièveté, les négociations entre le constructeur et l’association de défense des consommateurs n’en ont pas été moins houleuses. Au début de la procédure, VW rejetait toute réclamation de ses clients allemands, arguant qu’il avait réparé leurs véhicules à ses frais. Le 14 février, les deux parties s’étaient rejeté la responsabilité de l’échec d’un précédent compromis.

« La VZBV avait réclamé une somme plus importante. Mais, dans le contexte de négociations ardues, nous avons obtenu le meilleur résultat possible », a assuré Klaus Müller, président de l’association, après l’annonce de l’accord. Pour sa part, le constructeur s’est déclaré satisfait. Hiltrud Werner, directrice juridique de Volkswagen, a salué une « solution équitable et réaliste », rendue possible grâce à « l’approche constructive » du tribunal de Brunswick.

Source: Planète : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

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