Environnement

Vaccin de Pfizer-BioNTech : entre petites et grandes contraintes logistiques

 

Critiqué sur la lenteur du démarrage de la campagne de vaccination, le gouvernement est formel sur un point : il n’y a pas de retard d’acheminement du vaccin de Pfizer-BioNTech, le seul disponible pour l’instant sur le territoire français – en attendant l’arrivée la semaine prochaine des premières doses de celui de Moderna. « Les circuits logistiques ont montré qu’ils étaient pleinement opérationnels », s’est félicité le ministre de la santé, Olivier Véran, jeudi 7 janvier, au cours d’un point épidémiologique avec le premier ministre.

L’industriel lui-même confirme jusqu’ici « le bon déroulé des livraisons depuis notre site de production en Belgique jusqu’aux points de livraison. Les systèmes de suivi et de contrôle sont efficients, aucun événement notoire n’est à relever ». Au 10 janvier, 1 045 200 doses de vaccins devaient être disponibles en France, à raison d’un rythme de livraison hebdomadaire de 520 000 doses depuis la fin de décembre et tout au long du mois de janvier. Le laboratoire américain prévoit d’accélérer la cadence en février : l’objectif est d’atteindre fin mars plus de 750 000 doses par semaine.

Depuis l’usine belge de Puurs, les précieux flacons sont acheminés par Pfizer jusqu’à la France par camions réfrigérés. Deux circuits complémentaires ont été mis en place pour plus de sécurité. Un circuit principal qui passe par six plates-formes régionales prestataires de Santé publique France (SPF) et alimente les officines référentes des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou directement ceux avec pharmacie à usage intérieur (PUI). Un second circuit s’appuie sur une centaine d’établissements hospitaliers dits « pivots », notamment pour approvisionner les Ehpad et unités de soins de longue durée (USLD) adossés à ces hôpitaux.

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Spécificités de conservation

« Les transporteurs sont titulaires d’un marché déjà en cours, soit avec les établissements de santé, soit avec SPF », précise la Direction générale de la santé (DGS). S’ils travaillent déjà au quotidien pour livrer des médicaments ou des vaccins tels que celui contre la grippe, ils sont confrontés dans le cas de Pfizer-BioNTech à un défi supplémentaire : tenir compte des spécificités de conservation d’un produit stocké entre − 70 °C et − 80 °C, ce qui est inhabituel pour un vaccin. Cent « super-congélateurs » ont donc été installés dans les établissements de santé pivots (un par département), dont 98 sont aujourd’hui en service, assure le ministère. Selon Mediapart, seulement 38 étaient opérationnels la semaine du 28 décembre, date du début de la campagne de vaccination.

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Source: Planète : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

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