Environnement

L’OMS espère encore contenir l’épidémie de coronavirus sur le territoire chinois

 Le docteur Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), au siège de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève, en Suisse, le 12 février. Salvatore Di Nolfi / AP

Il fallait bien rassembler, à Genève et en ligne quelque quatre cents scientifiques, les 11 et 12 février, pour tenter de répondre aux principales questions en suspens dans l’épidémie de Covid-19, puisque c’est ainsi que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a rebaptisé la maladie due à l’infection par le nouveau coronavirus 2019-nCoV (nom qui doit également être modifié par l’instance internationale de classification des virus).

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L’OMS estime en effet qu’il est encore temps de contenir l’épidémie sur le territoire chinois, où sont concentrés 99 % des 60 335 cas confirmés et, à une exception près, de la totalité des 1 369 décès recensés au 13 février. Un objectif qui ne pourrait être réalisé qu’à la condition d’accélérer la mise au point de tests, de traitements et, à plus long terme, de vaccins contre le 2019-nCoV.

« Ne pas disperser nos forces »

« Nous avons beaucoup discuté des priorités secteur par secteur afin de définir des priorités immédiates pour ce qui est réellement urgent, et de ne pas disperser nos forces », explique la docteure Marie-Paule Kieny, spécialiste des maladies virales à l’Inserm, qui coprésidait le forum organisé par l’OMS. Durant les deux journées de réunion, les scientifiques, mais aussi les financeurs, ont passé en revue les différentes dimensions de l’épidémie et identifié les principales questions. Il appartiendra à l’OMS de coordonner et d’harmoniser la riposte en définissant des référentiels et des recommandations.

De nombreuses interrogations n’ont pas encore de réponse : à partir de quand une personne infectée est-elle susceptible de transmettre le virus ? Est-ce possible avant l’apparition des symptômes ou s’il y a très peu de manifestations cliniques ? Jusqu’à quand un malade reste-t-il contaminant ?

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Les données provenant de Chine sur les tests de diagnostic qui identifient la présence du 2019-nCoV manquent de fiabilité, ce qui a amené les autorités chinoises à amender les critères de définition des cas de Covid-19. « Nous avons besoin de tests fiables et validés pour une utilisation massive au lit du malade, insiste la docteure Kieny. De même, il nous faut des tests sérologiques. » Ces derniers identifient a posteriori les anticorps qu’une personne ayant été infectée a développés contre le 2019-nCoV. Cela permet de mieux établir le nombre total de cas de l’épidémie.

Pas encore de traitement

Autre question majeure, celle de la meilleure prise en charge thérapeutique des malades. Il n’existe pas encore de traitement ayant fait la preuve de son efficacité. Plusieurs médicaments sont actuellement prescrits. Certains ont déjà fait l’objet d’une utilisation expérimentale face aux coronavirus du SRAS (SARS-CoV) et du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV). C’est le cas de la combinaison de deux médicaments, Lopinavir et Ritonavir, régulièrement employés contre le VIH.

Source: Le monde

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