Environnement

Le secteur du luxe plombé par le coronavirus

 Une rue déserte de Pékin en raison de l’épidémie due au coronavirus, le 3 février. NICOLAS ASFOURI / AFP

Kering fait le dos rond en Chine. « Après un début d’année exceptionnel, grâce aux ventes réalisées en amont des fêtes du Nouvel An chinois », le groupe français de luxe a vu son activité « quasiment s’arrêter au 23 janvier », a expliqué François-Henri Pinault, son PDG, mercredi 12 février, lors de la présentation des résultats annuels. Depuis la mise en place de mesures de quarantaine pour enrayer l’épidémie due au coronavirus, le groupe est, comme ses concurrents, contraint de revoir l’ensemble de ses méthodes de travail dans le pays.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Coronavirus : en Chine, des mesures drastiques étendues à 3 villes et des dizaines de millions d’habitants

Toutes les deux heures, les bureaux de Kering et les magasins de ses marques en Chine sont désinfectés. Tous ses salariés portent des masques. Tous sont soumis à plusieurs prises de température en cours de journée. « Nous sommes extrêmement vigilants », a fait valoir le patron du groupe qui, en 2019, a réalisé 34 % de ses 15,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires en Asie.

« Trop tôt » pour chiffrer l’impact financier

Cette épidémie touche de plein fouet toutes les marques. Plusieurs stars américaines l’ont admis, dont Canada Goose et le groupe Capri Holdings qui détient les sacs Michael Kors et Versace. De grands noms européens du luxe viennent de faire de même. Le britannique Burberry se dit sérieusement touché. Moncler, fabricant italien de doudounes, a révélé lundi que la fréquentation de ses magasins a chuté de 80 % dans le pays. Chez Kering, propriétaire de Gucci, de Balenciaga et de Saint Laurent, la moitié des boutiques sont actuellement fermées. Et la fréquentation des magasins situés en Asie s’est « sérieusement » effondrée, précise M. Pinault. Car, en cette période habituelle de congés, les Chinois ont renoncé à leurs vacances.

Toutefois, le PDG du groupe Kering juge qu’il est « trop tôt » pour chiffrer l’impact financier de cette crise sanitaire. Il s’inscrit ainsi dans le droit fil de Bernard Arnault. Fin janvier, le patron de LVMH avait également jugé ne pas être en mesure de tirer un bilan de la situation. M. Pinault table cependant sur un « redémarrage très rapide » de la Chine, probablement au printemps ou à l’été, lorsque la force du virus aura faibli.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi L’épidémie de coronavirus a stoppé net l’économie de la Chine

Source: Le monde

Ajouter un commentaire

Click here to post a comment

%d blogueueurs aiment cette page :