Face au coronavirus, l’école française sous un flot de questions

Après la mort d’un enseignant du collège Jean-de-La-Fontaine, à Crépy-en-Valois (Oise), le 28 février. MARTIN BUREAU / AFP

« Deux mille enfants confinés chez eux, est-ce peu ? Est-ce beaucoup ? » L’estimation du nombre d’écoliers, de collégiens et de lycéens écartés des cours après avoir séjourné dans une zone touchée par le coronavirus, a fait jaillir les questions au sein de la communauté éducative. Invité d’Europe 1, vendredi 28 février, le ministre de l’éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a reconnu que ce chiffre est « susceptible d’augmenter la semaine prochaine quand un deuxième tiers [des académies, celles de la zone B] reviendra des vacances et quand on aura fait les nouvelles évaluations de l’évolution de la maladie ».

Les premières questions ont émergé avec la rentrée des classes pour les académies de la zone C (Paris, Créteil, Versailles et l’Occitanie), lundi 24 février. Comment repérer les élèves exposés au Covid-19 et que les ministères de la santé et de l’éducation recommandent désormais de mettre « en quatorzaine » ? Que dire aux parents ? Et comment continuer à faire classe sans céder à la panique ?

« Qu’est ce que je dois dire ? »

« Chaque jour qui passe apporte un flot de nouvelles questions, souligne Stéphane Crochet, du SE-UNSA. Après les interrogations concrètes Qu’est-ce que je dois dire ? Comment réagir ? , se pose, depuis le milieu de semaine, la question taboue : qu’elle est réellement la nature du risque ? » Dans la nuit du 25 au 26 février, l’éducation nationale a compté son premier mort (le deuxième en France, le premier Français), un enseignant de technologie de 60 ans qui exerçait dans un collège de Crépy-en-Valois (Oise).

Son établissement, qui devait rouvrir lundi 2 mars, a différé la rentrée de trois jours. Le temps de proposer une consultation médicale aux élèves et aux personnels qui ont été en contact avec ce professeur alors qu’il pouvait être contagieux, a fait savoir le rectorat d’Amiens.

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Ne faudrait-il pas, par précaution, étendre la mesure à d’autres écoles, voire procéder à des fermetures d’établissements ? Trois écoles de Haute-Savoie l’ont décidé, début février. Tout comme, il y a quelques semaines, des établissements du réseau français de l’étranger en Asie. « Nous sommes à un stade où la bonne mesure, c’est de demander aux personnes de rester chez elles quand elles sont contaminantes, a répondu M. Blanquer sur Europe 1. Ensuite, on peut éventuellement fermer des lieux, mais il faut le faire avec discernement. » La fédération de parents FCPE réclame que tous les enfants de retour d’une zone à risques puissent être testés.

Source: Planète : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

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