Environnement

Covid-19 : face au variant anglais, le conseil scientifique recommande d’accélérer la vaccination

Entre les vaccins et les variants, c’est « une course contre la montre », met en garde le conseil scientifique Covid-19 dans son dernier avis remis au gouvernement le 12 et publié le 15 janvier. Ce document de 41 pages détaille les enjeux liés à l’émergence du variant anglais VoC 202012/01, une version plus contagieuse du SARS-CoV-2, ou d’autres mutants. Il présente aussi plusieurs scénarios destinés à ralentir leur circulation, le temps de mettre à l’abri les populations les plus vulnérables grâce à la vaccination.

Ces hypothèses sont cependant fondées sur un calendrier de déploiement du vaccin qui paraît de plus en plus intenable. Depuis la première livraison de vaccins le 26 décembre, au moins 500 000 doses ont été expédiées chaque semaine en France, mais seules 389 000 personnes avaient reçu une injection au 15 janvier.

Après ce démarrage laborieux, le gouvernement s’était engagé à accélérer la campagne à partir du 18 janvier, avec l’élargissement de la vaccination aux plus de 75 ans (6,2 millions de personnes). Mais un nouveau contretemps pourrait contrecarrer ses plans : le groupe américain Pfizer, associé au laboratoire allemand BioNTech, a averti de façon inopinée qu’il n’allait pas être en mesure, jusqu’à début février, de fournir aux pays de l’Union européenne les quantités hebdomadaires auxquelles il s’était engagé.

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Dans ce contexte, seules des mesures strictes pourront limiter la hauteur de la troisième vague qui se profile déjà. Outre la généralisation du couvre-feu à 18 heures, le conseil scientifique Covid-19 propose un confinement des régions où le virus circule le plus, un confinement aménagé sur le modèle de celui mis en place au mois d’octobre, voire un confinement strict comparable à celui du mois de mars. Et dans tous les cas, il recommande « la mise en place d’une limitation des déplacements interrégionaux », « une large utilisation du télétravail » et un « autoconfinement » pour les personnes les plus âgées ou fragilisées par leur état de santé.

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Un « espoir majeur », « mais pas avant l’été-automne »

Une grande partie de l’avis est consacrée à l’impact de la vaccination sur la courbe épidémique. « Les vaccins constituent un espoir majeur pour limiter l’impact voire résoudre en grande partie la pandémie de Covid-19, mais pas avant l’été-automne 2021 », estiment les scientifiques. Ils appellent à faire vacciner « le plus vite possible » les personnes de plus de 65 ans ou souffrant d’une maladie les fragilisant face au virus, avec un déploiement échelonné par classe d’âge. Si lors de la deuxième vague – du 1er septembre au 4 janvier – la moitié de ces personnes avaient été vaccinées, « 14 000 décès hospitaliers auraient été observés au lieu des 25 000 », calculent-ils.

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Source: Planète : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

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