Économie

Rayonier vend six scieries, dont deux au Québec

Moins de quatre ans après avoir fait l’acquisition de Tembec, l’américaine Rayonier Advanced Materials se départ des activités forestières et de production de papier journal qui appartenaient jadis à l’entreprise québécoise.

Une entreprise basée à Vancouver, GreenFirst, met ainsi la main sur six scieries — deux situées au Québec et quatre en Ontario — ainsi que sur une usine de papier journal qui se trouve à Kapuskasing, en Ontario. Le prix de vente évalué à environ 267 millions de dollars canadiens tient compte des stocks à la clôture, prévue pendant la deuxième moitié de l’année.

GreenFirst, qui affirme se spécialiser dans l’achat et le redressement d’activités de scieries, estime que cette transaction annoncée lundi lui permettra de se hisser parmi les dix principaux producteurs de bois d’œuvre au pays. « Cela représente un grand pas en avant dans le cadre de notre stratégie visant à mettre l’accent sur les investissements dans le secteur du bois d’œuvre, du papier journal et de la foresterie », a déclaré le chef de la direction, Larry Swets.

L’entreprise avait réalisé une première acquisition en octobre dernier en Ontario. En plus d’accroître sa taille dans cette province, la transaction lui permet de s’établir au Québec en devenant propriétaire de scieries situées à La Sarre et à Béarn, en Abitibi-Témiscamingue, qui comptent environ 360 employés syndiqués et non syndiqués. Les activités acquises seront dirigées par Rick Doman, qui compte plus de quatre décennies dans l’industrie.

« Ce qui est bon signe, c’est qu’il y a quelqu’un de sérieux qui voulait reprendre les actifs, a dit lundi le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), Jean-François Samray. Nous n’avons pas quelqu’un qui achète une compagnie pour la défaire en petits morceaux. M. Doman a une feuille de route bien garnie. »

L’annonce de la transaction entre Rayonier et GreenFirst survient dans un contexte de flambée des prix du bois d’œuvre. Selon l’indice Pribec CIFQ, le prix s’établissait vendredi dernier à 1500 $ pour mille pieds-planche. Le prix de référence était d’environ 500 $ en 2019.

Le président et chef de la direction de Rayonier, Paul Boynton, a estimé que la vente permettrait à l’entreprise établie à Jacksonville de «céder des actifs secondaires» à une «évaluation intéressante». La transaction est annoncée dans un contexte de flambée des prix du bois d’oeuvre. Selon l’indice Pribec CIFQ, le prix s’établissait vendredi dernier à 1500 $ par mille pieds-planche. Le prix de référence était d’environ 500 $ en 2019.

Rayonier a expliqué vouloir se concentrer davantage sur son secteur de cellulose de grande pureté — un polymère naturel que l’on retrouve habituellement dans les téléphones cellulaires, les écrans d’ordinateur ainsi que les produits pharmaceutiques — et réduire sa dette.

«Grâce à notre participation continue dans GreenFirst, nous prévoyons participer au potentiel d’appréciation tout en conservant la possibilité de monétiser en temps opportun», a souligné M. Boynton.

La transaction sera payée en espèces (85 %) et en actions de GreenFirst (15 %).

Au Québec, Rayonier est toujours propriétaire du site de Témiscaming, qui produit de la cellulose de haute pureté, de la pâte ainsi que du carton couché. En vertu d’un contrat de 20 ans, l’endroit sera approvisionné en fibre résiduelle par les scieries québécoises achetées par GreenFirst.

Rayonier avait conclu en juillet 2017 l’achat de Tembec, une transaction évaluée à 1,1 milliard en tenant compte de la dette de la société québécoise.

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Source: Économie – Le Devoir

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