Économie

La production de sables bitumineux reprendra en 2022, prédisent des experts

 

Selon le vice-président de l’IHS Markit, Kevin Birn, cette baisse sera temporaire. Il prévoit d’ailleurs que la production reprendra de la vigueur en 2022 et atteindra 3,8 millions de barils par jour d’ici 2030.

Malgré les chocs provoqués par la COVID en 2020, les attentes à long terme pour les sables bitumineux canadiens ne sont pas loin de ce qui était prévu avant la pandémie, affirme M. Birn

Des travailleurs le long du tracé Trans Mountain près d'Edmonton.

S’il n’y a pas de retard dans sa construction, le pipeline Trans Moutain sera mis en service en décembre 2022.

Photo : Radio-Canada

L’estimation à long terme a toutefois légèrement diminué par rapport aux prévisions de l’an dernier, qui la situaient à 3,9 millions de barils par jour d’ici 2030.

Cependant, en 2014, les estimations tablaient sur une augmentation de production à 4,8 millions de barils par jour, toujours d’ici 2030. En six ans, les perspectives de développement dans ce secteur ont donc énormément changé.

Kevin Birn explique que le pessimisme est dû au manque de pipelines : On se rapproche de la fin de la construction, mais du point de vue de l’investissement, je pense que les producteurs et les investisseurs du secteur recherchent une plus grande certitude.

À lire aussi :

Les forages en baisse

L’Association des services pétroliers du Canada a revu ses prévisions de forage pour 2020 à la baisse à cause de la COVID-19.

En avril, elle prévoyait le forage de 2155 puits en Alberta, mais, aujourd’hui, elle estime que seulement 1360 puits seront forés cette année, soit une baisse de 37 %.

Des chevalets de pompage en Alberta.

L’Association des services pétroliers du Canada estime que 2800 puits seront forés au pays, cette année.

Photo : La Presse canadienne / Larry MacDougal

La présidente-directrice générale de l’ASPC, Elizabeth Aquin, dit que les producteurs de pétrole conventionnel sont moins optimistes à cause de la situation économique mondiale. L’offre excédentaire [de pétrole] n’incite guère à forer plus, tout comme le prix des matières premières, qui est resté bas pendant une grande partie de cette année, ajoute Mme Aquin.

Selon la banque Goldman Sachs, la demande mondiale de pétrole augmentera de 6 % en 2021, mais il faudra attendre 2022 pour que cette demande revienne à ses niveaux d’avant la pandémie.

Avec des informations de La Presse canadienne

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Source: Radio-Canada

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