Économie

La ministre Lecours veut veiller sur les PME québécoises

Fraîchement nommée ministre déléguée à l’Économie, Lucie Lecours entend bien se mettre au service des PME québécoises, fortement touchées par la pandémie. Celle qui a été directrice générale de la Chambre de commerce et d’industrie Les Moulins, à Terrebonne, vient épauler Pierre Fitzgibbon et Marie-Ève Proulx, respectivement ministre de l’Économie et de l’Innovation et ministre déléguée au Développement économique régional. Propos recueillis par Roxane Léouzon.

Tout d’abord, quel est votre rôle ?

Mon rôle est vraiment d’écouter les entreprises, d’être proche de leurs besoins et de leur réalité. Des programmes ont été mis sur pied [sous forme de prêts pour les entreprises ayant des problèmes temporaires de liquidités en raison de la COVID-19], que ce soit le Programme d’aide d’urgence aux petites et moyennes entreprises [PAUPME] ou le Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises [PACTE]. Et on les a modulés en fonction des besoins. On a évolué avec les entreprises et ça va continuer après la réouverture totale. Lorsque la pandémie fera partie du passé, ces entreprises-là auront encore besoin d’être épaulées et écoutées.

Selon vous, de quoi les PME ont-elles besoin ?

Les entreprises ont besoin de s’insérer dans une économie nouvelle, dans l’innovation. Il y a des entreprises qui étaient prêtes et d’autres qui comprennent qu’il faut faire des pas de géant. Je vais être là pour les accompagner avec tous les programmes qui ont été mis sur pied.

Qu’est-ce qu’une économie nouvelle ?

C’est de s’ouvrir aux marchés, de s’ouvrir aux besoins. Depuis le début de la pandémie, les gens veulent acheter localement. Mais ça signifie quoi, acheter localement ? Il y a tous les Amazon de ce monde qui ont trouvé leur créneau. À nous maintenant, au Québec, de trouver notre créneau et d’aider les gens à se dépasser, à aller chercher de nouveaux marchés. Ça inclut la numérisation, la robotisation, le fait qu’on veut avoir besoin d’un peu moins de main-d’œuvre dans nos entreprises, mais être encore plus performant.

De quelle manière peut-on concrètement accompagner les entreprises ?

On a octroyé par exemple aux MRC [municipalités régionales de comté] des fonds pour faire de l’accompagnement. Il s’agit de s’asseoir avec les entreprises : “Vous en êtes rendus où ? Quels sont vos besoins ? Quels sont les documents qu’on peut vous fournir ?” Ça, c’est de l’accompagnement qui ne peut pas être plus direct. On veut ajouter des ressources de ce côté-là avec le réseau Accès entreprises.

Étant donné la diversité des PME, est-ce que ça pourrait être pertinent d’agir de façon ciblée par secteur d’activité ou par région ?

Un premier objectif que je me suis donné est de regarder le portrait des PME au Québec. Je veux être proche d’eux pour répondre à leurs besoins. Il faut pratiquement faire du cas par cas, parce que c’est comme ça qu’on va arriver à grandir ensemble. Si une entreprise veut accélérer sa robotisation parce qu’il y a un problème avec sa main-d’œuvre, il y a un programme pour l’aider. L’idée est de l’accompagner dans les types de programmes. Si les programmes ne sont pas ajustés à la réalité de 2021, on va les ajuster.

On parle beaucoup des restaurateurs, mais est-ce qu’il y a certains secteurs qui souffrent actuellement, dont on entend moins parler ?

Il y a le tourisme. Je suis persuadée que les Québécois sont conscientisés à l’importance de l’achat local, mais l’achat local est aussi d’aller consommer des activités touristiques, des produits dans différentes régions du Québec. Il y a divers passeports (de rabais touristiques) comme ceux qu’on a eus l’été dernier, qui peuvent être créés. Le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, c’est un trio qu’on veut contribuer à faire grandir.

À voir en vidéo

Source: Économie – Le Devoir

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