Économie

Des agriculteurs pourront suivre une formation sans quitter la ferme

Le Centre de services scolaire des Phares et le Centre de formation professionnelle de Mont-Joli—Mitis collaborent avec des enseignants de La Pocatière pour offrir cette formule davantage adaptée aux besoins des producteurs et des travailleurs agricoles de l’Est-du-Québec.

Les étudiants auront des cours théoriques sur une plateforme virtuelle en alternance avec des cours en présentiel à leur propre ferme.

La formation s’étalera sur deux ans et comprendra des pauses pour permettre aux agriculteurs de remplir leurs obligations à la ferme.

Deux chèvres semblent presque faire un sourire.

Élevage de chèvres en Matanie (archives)

Photo : Radio-Canada / Brigitte Dubé

Ils feront leurs stages sur la ferme et l’évaluation se fera par les enseignants qui se rendront faire l’évaluation sur place, explique Annie Sirois, directrice adjointe des Centres de formation professionnelle de Mont-Joli et Rimouski.

Selon elle, la demande était forte pour ce type de formation de la part d’agriculteurs et d’employés agricoles qui souhaitent se perfectionner, mais ne peuvent s’absenter pour aller suivre des cours à l’extérieur.

Annie Sirois ajoute que le diplôme d’enseignement professionnel est nécessaire pour avoir accès à l’Assurance stabilisation et qu’il donne aussi accès à des prêts.

Elle dit aussi constater un engouement pour le métier d’agriculteur chez les jeunes.

On voit qu’il y a davantage d’intérêt, même de la part des gens qui viennent de milieux urbains, mentionne-t-elle. Dans notre cohorte actuelle, on a 80 % des élèves qui n’ont pas grandi sur une ferme. Donc oui, on voit un engouement nouveau.

Cet engouement se manifeste aussi, même de façon encore plus prononcée, pour la production horticole. Avec tout le nouvel intérêt pour l’autonomie alimentaire, on sent vraiment qu’il se passe quelque chose, avance Annie Sirois. On tente de développer une nouvelle formule pour combler ce besoin-là aussi.

La formation serait unique au Québec. On a des gens de l’Abitibi qui veulent suivre notre formation! À ma connaissance ça n’existe pas ailleurs, souligne la directrice adjointe.

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Source: Radio-Canada

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