Économie

Critiques autour des « commerces essentiels » en Ontario

Parmi les domaines jugés comme essentiels se retrouvent des évidences, telles que les services d’urgence (police, ambulances, pompiers), mais aussi les épiceries, les pharmacies.

Les magasins d’alcool et de cannabis demeurent ouverts, tout comme les quincailleries, les stations-service ou encore les garages.

Tout en louant l’effort mis en place pour prioriser la santé publique, la Chambre de commerce de l’Ontario (CCO) réclame plus de clarté et de précision de la part des autorités.

Il faut que tous les gouvernements parlent les uns avec les autres pour avoir un système qui serait le même dans toutes les provinces. Si certains endroits restent ouverts dans des provinces, mais pas dans d’autres, ça n’est pas juste.

Rocco Rossi, président de la CCO

Plusieurs professions qui font partie de la liste officielle se questionnent sur le bien-fondé du maintien de leur activité.

L’organisme qui représente le secteur de la construction demande au gouvernement Ford de fermer les chantiers pendant les 14 prochains jours au nom de la santé des ouvriers.

Cela n’a aucun sens (…) les chantiers de construction devraient poursuivre leurs activités alors qu’il peut y avoir des centaines d’employés qui travaillent à proximité les uns des autres.

Phil Gillies, président du Consortium de la construction de l’Ontario

Le président du syndicat des charpentiers de Toronto, Mike York, s’inquiète quant à lui de l’impossibilité de respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale actuelles.

Un homme avec un casque de chantier et un gilet jaune dans un chantier.

Les ouvriers sont souvent en position de promiscuité sur les chantiers, notamment dans les ascenseurs ou les escaliers, alerte Mike York.

Photo :  CBC / Tina MacKenzie

Le premier ministre Doug Ford a tenu à être clair en affirmant que tout travailleur de la construction qui ne se sent pas en sécurité a le choix d’arrêter de travailler.

Nous n’hésiterons pas à fermer toute compagnie qui ne respecte pas les mesures de santé publique, a-t-il affirmé.

Enfin, M. Ford en appelle au bon sens des entreprises : elles doivent suspendre leurs opérations si elles ne sont pas en mesure d’assurer la protection sanitaire de leurs employés.

Une nécessité économique?

La décision de maintenir le secteur de la construction relève probablement de considérations d’ordre économique, selon une analyste politique.

Le secteur de la construction c’est un peu l’épine dorsale de l’économie, donc quand ça va mal, ça a des répercussions importantes.

Geneviève Tellier, politologue à l’Université d’Ottawa

Le gouvernement affirme laisser la porte ouverte à des ajustements sur sa liste.

Avec les informations de Camille Gris-Roy

Source: Radio-Canada

Ajouter un commentaire

Click here to post a comment

%d blogueueurs aiment cette page :