Économie

Contrat du plus gros brise-glace au Canada : la Davie a bon espoir de gagner la bataille

 

Mardi, les chantiers Seaspan Marine, de Vancouver, et Heddle Shipyards, de l’Ontario, ont annoncé une collaboration en vue d’obtenir le lucratif contrat de construction du nouveau brise-glace polaire de la Garde côtière canadienne, le NGCC John G. Diefenbaker.

Il s’agit d’un contrat de plus d’un milliard de dollars dans la mire du chantier Davie. Les travaux nécessiteront au minimum 4 ans de construction et une main-d’oeuvre de 400 employés.

Ce n’est pas étonnant, c’est même normal. Ça fait partie du processus qui va nous mener à l’appel d’offres, croit Frédérick Boisvert, vice-président aux affaires publiques du chantier maritime Davie.

Nous, on croit qu’on est le seul chantier en mesure de livrer le brise-glace polaire dans les délais et à un coût raisonnable. On est occupés, mais vraiment pas autant que les deux autres.

Initialement, Seaspan pouvait penser le faire, croit M. Boisvert, mais son carnet de commandes, très chargé, pourrait nuire à l’obtention du contrat.

Le fait que le brise-glace pourrait être entièrement construit à Lévis avantagerait aussi Davie, selon M. Boisvert. C’est assez difficile de faire acheminer de gros modules du chantier Heddle, des Grands Lacs, jusqu’en Colombie-Britannique. La seule façon d’y arriver, c’est de passer par le canal de Panama, et les coûts deviendraient exponentiels.

La construction et la conversion de brise-glace sont aussi une expertise de la Davie, selon M. Boisvert. C’est un secret de polichinelle, mais on va devenir le centre national de brise-glace du Canada.

Le brise-glace Jean Goodwill, de la Garde côtière canadienne, converti par le chantier Davie.

Le brise-glace Jean Goodwill, de la Garde côtière canadienne, converti par le chantier Davie

Photo : Radio-Canada / Marc Godbout

Les syndicats confiants

Les trois syndicats du chantier maritime québécois, affiliés à la CSN sont aussi convaincus de voir le contrat être accordé aux employés de Lévis.

La présidente du conseil central de Québec–Chaudière-Appalaches (CSN), Ann Gingras, croit qu’il s’agit d’une manœuvre pour retarder le processus d’obtention de contrat.

Elle rappelle que le chantier maritime de Vancouver s’est vu retirer le contrat du brise-glace polaire en 2019, deux ans après la date initialement prévue pour la livraison.

Seaspan a eu le contrat du Diefenbaker en 2011 et on leur a enlevé 9 ans plus tard. Ils n’ont pas la capacité de faire des navires de cette grosseur-là, estime la syndicaliste.

Seaspan a eu sa chance, croit-elle.

Source: Radio-Canada

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