Économie

Bombardier vise un chiffre d’affaires de 7,5 milliards $US en 2025

Après de multiples efforts de redressement, qui se sont soldés par un recentrage exclusif sur les jets d’affaires, Bombardier revient à la charge avec un nouveau plan quinquennal dans lequel l’atténuation des risques continue d’être au cœur de ses préoccupations.

Secouée par la pandémie, l’entreprise anticipe une amélioration de sa situation et croit pouvoir cesser de brûler des liquidités à compter de l’an prochain et générer des flux monétaires annuels supérieurs à 500 millions $US d’ici 2025. Son chiffre d’affaires devrait croître à environ 7,5 milliards.

« On a pu décevoir dans les dernières années, a concédé jeudi le président et chef de la direction de Bombardier, Éric Martel, en marge de la journée des investisseurs organisée par la société. Ce qui est différent, c’est que les incertitudes liées aux investissements (dans différents programmes comme ceux du Global 7500 et de la C Series) sont derrière nous. »

La dette nette de Bombardier est estimée à 4,7 milliards — ce qui tient notamment compte du produit net de 3,6 milliards récolté grâce à la vente de Bombardier Transport. Le ratio d’endettement est toujours « plus élevé que ce qu’on aurait souhaité », a reconnu M. Martel. « Nous allons y aller avec des petits pas — c’est comme cela que l’on va regagner notre crédibilité aux yeux des marchés. »

Moins de dépenses

Le mois dernier, Bombardier avait annoncé de nouvelles mesures de réduction des coûts avec l’élimination de 1600 emplois — dont 700 au Québec — et la fin de la production des appareils de la famille Learjet. Ces mesures s’inscrivent dans un plan visant à économiser 400 millions de manière récurrente d’ici 2023. Plus de 80 % des efforts ont été établis.

Parallèlement à ces économies, Bombardier s’attend à arrêter de perdre de l’argent avec le Global 7500, ce luxueux jet d’affaires sur lequel la société mise et dont le carnet de commandes est rempli jusqu’en 2023. On approche de la 50e livraison, et le coût de production d’un appareil devrait fléchir de 20 % d’ici la 100e livraison. Ces éléments devraient donner un coup de pouce à l’avionneur, qui ambitionne de réaliser un bénéfice d’exploitation de 1,5 milliard en 2025, en plus d’afficher une marge d’exploitation ajustée de 20 %.

En 2020, Bombardier a généré des revenus de 6,5 milliards. Pour atteindre son objectif de 7,5 milliards, l’entreprise entend miser sur la croissance de ses activités de service après-vente, dont les marges sont très élevées. Ce segment représente environ le cinquième de son chiffre d’affaires. La nouvelle cible a été fixée à 27 % d’ici 2025. Avec plus de 5000 appareils en service dans le monde, la société croit que les occasions sont nombreuses.

Après une contraction l’année dernière, les livraisons d’appareils devraient grimper de 2 % dans l’industrie en 2021, d’après les prévisions de l’avionneur, qui dit constater un intérêt grandissant pour les voyages privés dans le contexte de la pandémie de COVID-19. La croissance annuelle d’environ 10 % du nombre de milliardaires dans le monde devrait aussi soutenir la demande, a souligné M. Martel.

 

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Source: Économie – Le Devoir

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