Économie

Bombardier mettra à pied 200 employés à Thunder Bay

 

M. Van der Wee souligne que la fin de l’année 2019 a marqué la fin de deux contrats importants, soit un pour la fabrication de tramways pour la Commission de transports de Toronto et un autre pour la construction de wagons à deux étages pour le service Metrolinx Go Transit.

Ce ne sont pas de bonnes nouvelles. Le travail qu’on a à faire ici, à Thunder Bay, diminue de façon importante prochainement.

David Van der Wee, chef de l’exploitation de la division Transports de Bombardier

Une première vague de licenciements touchera 125 travailleurs en octobre alors qu’au moins 75 autres se retrouveront sans emploi en février.

On travaille très, très fort pour obtenir de nouveaux contrats pour remplir l’usine, affirme M. Van der Wee.

L’entreprise aimerait notamment décrocher un contrat pour la fabrication de 60 tramways supplémentaires pour la Commission de transport de Toronto.

Selon M. Van der Wee, un tel contrat permettrait à l’usine de maintenir une certaine production de base et de positionner l’usine pour l’obtention d’autres importants contrats, notamment pour la fabrication de wagons de métro pour le Grand Toronto.

Une annonce dans une usine de Bombardier à Thunder Bay.

Bombardier a fait l’annonce de mises à pied à ses employés à l’usine de Thunder Bay.

Photo : Sandra Buckler/Bombardier

Après les mises à pied, il ne restera que de 270 travailleurs à l’usine, qui en compte présentement 470. L’usine comptait plus de 1000 travailleurs en 2019.

Cette annonce survient malgré la confirmation le mois dernier d’un petit contrat pour la construction de 11 voitures de trains de banlieue pour le North County Transit District, en Californie.

L’usine avait aussi obtenu un contrat avec deux autres agences de transport de la côte ouest des États-Unis en mai.

La fabrication de respirateurs, en partenariat avec une entreprise du sud de la province, est presque terminée.

Le président du syndicat des employés de l’usine, Dominic Pasqualino, n’est pas surpris par l’annonce, et répète que l’entreprise a besoin d’un gros contrat, pour des wagons de métro par exemple, pour fonctionner à son plein potentiel.

Un homme en veston noir et chemise rouge.

Dominic Pasqualino est président de la section locale 1075 d’Unifor, qui représente les travailleurs de l’usine de Bombardier de Thunder Bay.

Photo : CBC/Nicole Ireland

Il admet que l’incertitude causée par la crise sanitaire peut ralentir les projets d’investissement dans les transports en commun.

Il affirme toutefois que plus de trains et autres véhicules de transports en commun sont nécessaires pour favoriser la distanciation physique et que cela fait partie, selon lui, de la solution à la fois pour lutter contre la propagation de la COVID-19, et pour relancer les activités de l’usine.

Source: Radio-Canada

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