Économie

Avec son nouvel iPhone 13, Apple mise sur des valeurs sûres

Apple a dévoilé mardi les quatre modèles d’iPhone 13 que le fabricant californien mettra en marché cet automne. Comme prévu, les nouveautés sont somme toute plutôt modestes et misent sur ce qui a jusqu’ici permis à Apple de se démarquer de ses principaux rivaux dans la mobilité, notamment Samsung et Google.

Sur scène à Cupertino, au cœur de la Silicon Valley, mais devant une salle vide, le p.-d.g. Tim Cook a profité d’un des événements annuels les plus courus de la scène techno pour présenter en avant-première une myriade de nouvelles séries télé et de films qui viendront s’ajouter eux aussi cet automne au catalogue de son service de vidéo à la demande Apple TV +. Cela comprend une série de science-fiction inspirée des classiques d’Isaac Asimov ainsi qu’une émission mi-drôle, mi-politique animée par le populaire humoriste américain Jon Stewart.

Ceux pour qui le nouvel iPhone, même dans sa version la plus costaude, n’est tout de même pas encore assez grand ont également pu voir ce à quoi ressemblera la nouvelle version des tablettes iPad et iPad mini. Ce dernier est le plus changé des deux, reprenant la forme qu’on dirait coupée au couteau de l’iPhone et des iPad Pro, des tablettes plus haut de gamme.

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Une nouvelle version de la montre connectée Apple Watch, Series 7, a aussi été dévoilée. Son affichage, un peu plus généreux en pixels, continue de narguer les rivaux d’Apple dans l’électronique et dans le créneau de la mode, qui peinent tous depuis des années à commercialiser un produit concurrent convenable.

La stratégie d’Apple semble plaire aux analystes. « Plusieurs nouveaux produits, mais le nouvel iPhone 13 et l’iPad mini sont ceux qui risquent de partir comme des petits pains chauds », a conclu sur Twitter le président de la firme américaine d’analyse Creative Strategies, Tim Bajarin. Selon lui, les propriétaires d’iPhone 8 ou d’iPhone X représentent un des groupes de consommateurs « les plus importants sur le marché » à l’heure actuelle, et ils chercheront à remplacer leur téléphone probablement d’ici Noël.

iPhone 13 : ce qui change

Les iPhone 12 laissent la place à quatre nouveaux iPhone 13 dont les dimensions ne changent pas vraiment. L’encoche où sont dissimulés la caméra frontale, divers capteurs et l’écouteur du téléphone (car même si personne n’en a parlé sur scène, l’appareil demeure à la base un téléphone…) est plus étroite, laissant plus de place aux pixels qui composent l’écran. Les modèles de base ont plus de stockage d’entrée de jeu, avec 128 gigaoctets, tandis que les iPhone 13 Pro et iPhone 13 Pro Max ont droit à une version de 1 téraoctet.

La mécanique est revue dans tous les cas pour inclure un processeur appelé A15 Bionic, un peu plus performant que son prédécesseur. Il est combiné à un processeur graphique lui aussi revampé, ce qui permet de traiter la vidéo plus naturellement. Ce gain de performance est accompagné d’une autonomie prolongée d’une durée de 60 à 90 minutes environ, selon le modèle.

L’iPhone 13 et sa version réduite, l’iPhone 13 mini, sont dotés d’un nouvel appareil photo à l’arrière, dont les deux objectifs sont placés en oblique plutôt que l’un sous l’autre, comme c’était le cas avant. Les deux modèles Pro héritent d’un triple objectif qui inclut un téléobjectif 3x et un grand-angle capable de saisir des clichés en mode « macro », très rapprochés. Du côté de la vidéo, une fonction « cinématique » permet de jouer avec la mise au foyer pour recréer certains effets de caméra prisés des grands réalisateurs hollywoodiens.

Les prix varient selon le modèle : de 949 $ et 1099 $ pour les iPhone 13 mini et iPhone 13 à 1399 $ et 1549 $ pour les Pro et Pro Max. Apple offre une remise pouvant atteindre 925 $ à ses clients qui décident de troquer un iPhone d’ancienne génération pour ces nouveaux modèles, un moyen d’assurer la loyauté de consommateurs qui trouvent souvent et à juste titre que la mobilité coûte de plus en plus cher.

Des iPad « productifs »

Les analystes attendaient de nouveaux écouteurs sans fil AirPods et même, dans certains cas, espéraient qu’on en saurait plus sur le projet d’Apple de se lancer dans les lunettes de réalité augmentée pour rivaliser avec Facebook et sa filiale Oculus, entre autres. Ce sont plutôt deux nouveaux iPad qui leur ont été présentés.

Ironiquement, le plus grand des deux est aussi le plus abordable. À 429 $, l’iPad incarne la stratégie d’Apple pour percer le marché scolaire. Il se doit donc d’être bon marché avant tout. Il peut tout de même s’accompagner d’un stylet et d’un étui-clavier qui en font un produit de remplacement aux ordinateurs portables à système Windows, plus coûteux, ou à ceux animés par le système Chrome OS de Google, dont le prix est sensiblement le même.

L’iPad mini hérite de son côté d’un écran de 8,3 pouces logé dans un boîtier rappelant les modèles plus haut de gamme de cette tablette. Sinon, sa mécanique est inspirée de celle de l’iPhone 13. On y trouve même une antenne 5G, pour ceux qui ont besoin en permanence d’une connexion à Internet. Avec cet appareil, Apple semble cibler les travailleurs mobiles en entreprise. Il se vend à partir de 649 $.

La stratégie d’Apple dans ce marché où les ventes évoluent en montagnes russes est plutôt simple : l’entreprise présente ses produits dans des scénarios très définis. C’est une approche qui devrait continuer de fonctionner, avance l’analyste indépendant Avi Greengart.

« L’iPad est un des produits Apple les plus compétitifs. Il définit la catégorie », dit-il, à tel point qu’Apple aurait aussi bien pu étirer la vie du modèle précédent, selon lui.

À voir en vidéo

Source: Économie – Le Devoir

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