Économie

Autre fermeture de la scierie Lauzon de Thurso pour une durée indéterminée

 

C’est un manque d’approvisionnement qui explique cette décision de la direction, tout comme ce fut le cas le 19 décembre dernier, où l’entreprise avait temporairement fermé ses portes après la fermeture de la papetière Fortress, en octobre.

Dans un communiqué, la direction de la scierie fait état d’un volume de 125 000 mètres cubes de bois récolté qui se retrouve sans preneur, alors que celui-ci devait être transporté vers la papetière Fortress.

Devant cette situation, la direction en est venue à la conclusion qu’elle doit interrompre les activités de sa scierie pour une période indéterminée

La direction de la scierie Lauzon de Thurso, dans un communiqué

En tout, 132 employés et contractants permanents à Thurso seront licenciés. Aussi, 165 autres emplois directs sont annulés, alors que les opérations forestières devaient reprendre au mois de juin, comme d’habitude.

La direction de l’entreprise ne souhaite pas faire d’entrevue sur le sujet. Sur Facebook, le maire de Thurso, Benoit Lauzon, n’a pas tardé à réagir.

Très mauvaise nouvelle pour beaucoup de familles de la région et pourquoi le gouvernement n’écoute pas les solutions proposées???? [sic] a-t-il écrit. Avec Fortress, on est près de 1000 emplois directs et plusieurs milliers indirects!!

Jeudi matin, en entrevue à l’émission Les Matins d’ici, il a déploré une incidence majeure pour les résidents de la Petite Nation, et y compris pour la ville de Gatineau qui abrite des papetières.

C’est énormément de familles qui sont touchées, a lancé M. Lauzon.

Il y a quelques semaines, le gouvernement québécois s’est déplacé à Thurso. À ce titre, le maire dit avoir senti une bonne écoute de la part du gouvernement et notamment du ministre responsable de la région de l’Outaouais, Mathieu Lacombe, mais selon lui il y a quelque chose qui bloque dans la machine ministérielle pour assurer les emplois.

Il a rappelé que le problème est au niveau du régime forestier mis en place, ce que le gouvernement pourrait remanier, selon lui. En Outaouais, la forêt est mixte, ce qui rend le travail plus complexe que dans les forêts de l’Abitibi-Témiscamingue qui ne sont constituées que d’épinettes, a-t-il illustré. De plus, le coût d’approvisionnement est de 95 $ le mètre cube, selon le maire.

Une « cellule d’intervention » avait été lancée en décembre dernier afin de venir en aide à l’industrie forestière en Outaouais. À la mi-juin, le gouvernement provincial a annoncé qu’il continuera d’injecter un peu plus de 2 millions de dollars par année pour maintenir l’usine Fortress en bon état, en vue d’un éventuel rachat.

Dans le courant de la journée de jeudi, le maire Lauzon devrait discuter avec l’entreprise pour savoir quelle vision ils ont pour l’avenir et s’il y a des mesures transitoires mises de l’avant avec la cellule de crise.

Source: Radio-Canada

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