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Le Québec fait-il sa juste part dans la lutte contre les changements climatiques?

L’étude est l’œuvre du Climate Equity reference project. Cet organisme tente d’établir la juste part de chaque pays dans les efforts internationaux pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

Pour y parvenir, il se base notamment sur leur responsabilité dans la crise climatique et leur capacité à combattre les changements climatiques, des principes enchâssés dans la Convention-cadre des Nations unies sur le climat, fait valoir Christian Holz, chercheur principal et auteur de l’étude.

De façon générale, les pays depuis longtemps industrialisés auraient une plus grande responsabilité dans la crise, puisqu’ils ont émis plus de GES. De plus, les pays riches auraient une plus grande capacité à lutter contre le réchauffement.

C’est la première fois que cet organisme tente l’exercice avec une province.

Une juste part qui s’élève à 178 % des émissions de 1990 et non 37,5 %.

Selon l’étude, qui propose différents scénarios, Québec devrait fournir un effort de réduction d’entre 137 et 168 mégatonnes (Mt) d’équivalent CO2 pour 2030, avec une moyenne à 154 Mt. La juste part du Québec s’élèverait donc à 178 % de ses émissions de 1990.

Il s’agit d’un effort près de cinq fois plus important que la cible de 37,5 % que le Québec s’est fixée en 2015 et que le gouvernement Legault a réitérée à l’annonce du Plan pour une économie verte en novembre dernier.

Le Québec n’est pas la seule juridiction occidentale à avoir une juste part plus élevée que ses émissions nationales. La juste part des États-Unis, par exemple, représente 195 % de leurs émissions de 2005.

Comment un État peut-il parvenir à réduire ses émissions de plus de 100 %? Ce ne sont pas toutes des réductions qui doivent se produire à l’intérieur des frontières du Québec, ajoute Christian Holz.

Pour y arriver, le Québec doit d’abord se fixer une cible nationale plus ambitieuse, estime M. Holz. Mais il doit aussi être à l’origine de réductions à l’étranger, que ce soit par le biais d’une aide financière, logistique ou technologique.

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Pierre-Olivier Pineau, titulaire de la Chaire de gestion du secteur de l’énergie à HEC Montréal, souligne que l’étude a le mérite de parler de la responsabilité des pays plus riches et d’essayer de quantifier cette responsabilité.

<q data-attributes=”{“lang”:{“value”:”fr”,”label”:”Français”},”value”:{“html”:”Quand le gouvernement du Québec a présenté son Plan pour une économie verte, le premier ministre disait à ce moment-là que le Québec est le meilleur en Amérique du Nord, qu’il fait très bien. Mais ce rapport nous dit qu’on n’est clairement pas si ambitieux par rapport à notre devoir”,”text”:”Quand le gouvernement du Québec a présenté son Plan pour une économie verte, le premier ministre disait à ce moment-là que le Québec est le meilleur en Amérique du Nord, qu’il fait très bien. Mais ce rapport nous dit qu’on n’est clairement pas si ambitieux par rapport à notre devoir”}}” lang=”fr”>Quand le gouvernement du Québec a présenté son Plan pour une économie verte, le premier ministre disait à ce moment-là que le Québec est le meilleur en Amérique du Nord, qu’il fait très bien. Mais ce rapport nous dit qu’on n’est clairement pas si ambitieux par rapport à notre devoir, relève pour sa part Annie Chaloux, professeure adjointe à l’École de politique appliquée de l’Université de Sherbrooke.

Un engagement extrême

Un contenu vidéo est disponible pour cet articlePierre-Olivier Pineau

Le Québec fait-il sa juste part dans la lutte contre les changements climatiques?

Photo : Radio-Canada

Toutefois, tant Annie Chaloux que Pierre-Olivier Pineau redoutent les effets que peuvent avoir ces résultats, si éloignés des cibles actuelles du gouvernement.

Le risque d’un rapport comme ça, c’est que les gens le repoussent du revers de la main parce que c’est tellement extrême comme engagement, dit Mme Chaloux.

Christian Holz croit toutefois que c’est utile de dire la vérité à propos de l’ampleur du défi qui se dresse devant nous. C’est utile d’affirmer qu’on doit accorder au moins autant d’importance à la coopération internationale qu’aux cibles nationales. On doit s’y mettre rapidement.

Le ministère de l’Environnement n’a pas commenté directement les résultats de l’étude, mais a tenu à rappeler par courriel qu’il a reconnu l’urgence d’agir, a <q data-attributes=”{“lang”:{“value”:”fr”,”label”:”Français”},”value”:{“html”:”inscrit (sa) cible de réduction dans le projet de loi44″,”text”:”inscrit (sa) cible de réduction dans le projet de loi44″}}” lang=”fr”>inscrit (sa) cible de réduction dans le projet de loi 44 et a <q data-attributes=”{“lang”:{“value”:”fr”,”label”:”Français”},”value”:{“html”:”lancé le Plan pour une économie verte avec un premier plan de mise en œuvre de 6,7milliards de dollars sur cinq ans”,”text”:”lancé le Plan pour une économie verte avec un premier plan de mise en œuvre de 6,7milliards de dollars sur cinq ans”}}” lang=”fr”>lancé le Plan pour une économie verte avec un premier plan de mise en œuvre de 6,7 milliards de dollars sur cinq ans.

Pour plus de détails sur l’étude, consultez le reportage de Rad (Nouvelle fenêtre).

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Source: Radio-Canada | Info – En continu

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