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La GRC saisit des centaines de milliers de médicaments contrefaits

Les enquêteurs de la Gendarmerie royale du Canada ont mis la main sur plusieurs centaines de milliers de comprimés de médicaments contrefaits lors des perquisitions qu’ils ont effectuées mercredi matin à Longueuil.

Publié le 7 avril 2021 à 8h24 Mis à jour à 18h04

Daniel Renaud Daniel Renaud
La Presse

Dans un communiqué-bilan émis en fin d’après-midi, la police fédérale affirme que ces comprimés sont présumés contenir de l’étizolam et de la méthamphétamine, associés à un nombre croissant de surdoses lorsque consommés de façon non médicale.

PHOTO FOURNIE PAR LA GRC

Une partie des comprimés saisis par la GRC durant l’enquête.

Deux individus soupçonnés d’avoir opéré un réseau de trafic et d’exportation de centaines de milliers de produits pharmaceutiques contrefaits ont été arrêtés et pourraient comparaître ultérieurement.

L’enquête, qui dure depuis plusieurs mois, a débuté après que les autorités américaines eurent saisi quatre colis en provenance du Québec qui contenaient des milliers de comprimés pharmaceutiques contrefaits, principalement du Xanax.

PHOTO FOURNIE PAR LA GRC

Des comprimés contrefaits de Xanax saisis par les enquêteurs de l’UMÉCO

Elles ont avisé leurs collègues de l’Unité mixte d’enquête contre le crime organisé (UMÉCO) de la GRC qui ont retracé une organisation criminelle à l’origine de ces envois vers les États-Unis, le reste du Canada et le Québec.

Mercredi matin, aidés de leurs collègues de l’équipe de démantèlement des laboratoires clandestins et des policiers de l’agglomération de Longueuil, les enquêteurs ont perquisitionné six endroits, dont un bâtiment commercial situé sur la rue Saint-Jean, dans le Vieux-Longueuil.

Un citoyen qui habite en face de cet immeuble, Raymond Fortier, a vu les policiers et leurs véhicules arriver sur les lieux.

PHOTO PATRICK SANFAÇON, LA PRESSE

Raymond Fournier

Il affirme que l’édifice est normalement inoccupé durant la semaine mais qu’il s’y déroule régulièrement une brocante d’antiquités durant la fin de semaine.

« Souvent les samedis, le stationnement est plein. Je n’aurais jamais pensé qu’un jour, cet immeuble serait perquisitionné, et qu’une telle opération de la police aurait lieu sur la rue Saint-Jean, surtout par la GRC », a déclaré M. Fournier qui s’est empressé de prendre des photos, lui qui est journaliste scientifique indépendant.

Relié aux Hells Angels ?

Selon nos recherches, l’immeuble commercial visé a un lien avec un individu arrêté et condamné à la suite d’une enquête majeure baptisée Carcan, par laquelle l’Escouade régionale mixte dirigée par la Sûreté du Québec avait démantelé des réseaux de trafiquants de stupéfiants qui opéraient notamment sur la rive sud de Montréal et qui étaient liés aux Hells Angels.

L’immeuble a déjà abrité une entreprise de soudure et un commerce de suppléments sportifs et de vitamines.

Les enquêteurs ont revêtu des combinaisons spéciales au cas où l’immeuble aurait abrité un laboratoire clandestin et des produits dangereux, ce qui ne s’est pas avéré.

Le poste de commandement mobile de la GRC et un véhicule de l’équipe de démantèlement des laboratoires clandestins ont notamment été dépêchés sur les lieux.

Il y a quelques jours, Le Devoir a révélé que la Commission scolaire Marie-Victorin, qui gère les écoles de Longueuil, a envoyé une lettre aux parents d’étudiants de plusieurs écoles secondaires dans laquelle la directrice de la Santé publique de la Montérégie mettait en garde les élèves contre la consommation de comprimés vendus comme s’il s’agissait de Xanax.

Il était question, dans la lettre, de plusieurs incidents survenus ces dernières semaines impliquant des jeunes de 15 à 17 ans qui avaient consommé de tels comprimés.

Le Xanax est un médicament de la famille des benzodiazépines qui a des propriétés tranquillisantes.

Pour joindre Daniel Renaud, composez-le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l’adresse postale de La Presse.

Source: LaPresse.ca – Actualités

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