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Coronavirus : le Congrès américain valide le plan de relance à 2 000 milliards de dollars

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, et son secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin (à droite),  lors d’une conférence de presse à Washington, le 25 mars. JONATHAN ERNST / REUTERS

Le pire est-il passé ? Wall Street le croit, au moins provisoirement. En deux jours, l’indice Dow Jones a progressé de 16 %, et le Standard & Poor’s, de 13 %, alors que les signes d’une reprise en main de l’économie tétanisée par le coronavirus se profilent : soutien illimité de la Fed (Réserve fédérale) pour éviter la faillite du système ; journée sanitaire de mercredi moins catastrophique que la veille dans l’Etat de New York, avec une réduction du nombre d’hospitalisations ; volonté de Donald Trump de remettre l’Amérique au travail d’ici à Pâques et accord du Congrès sur un plan de soutien de près de 2 000 milliards de dollars (1 846 milliards d’euros) à l’économie, soit environ 10 % du produit intérieur brut ou la moitié du budget fédéral annuel. « C’est un investissement digne d’un temps de guerre pour notre pays », a déclaré le patron des sénateurs républicains, Mitch McConnell (Kentucky).

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Il est prévu de verser aux Américains directement 500 milliards de dollars. Ils vont recevoir un chèque de 1 200 dollars par personne, à condition de gagner moins de 75 000 dollars par an pour une personne, et 150 000 pour un couple, ainsi que 500 dollars par ­enfant. La mesure, dégressive au-delà, permet de donner du pouvoir d’achat immédiat aux ménages, dont beaucoup sont privés de leur travail du jour au lendemain.

Elle doit être versée d’ici à trois semaines, selon le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin. S’y ajoute, pour près de 250 milliards de dollars, une indemnisation fédérale du chômage pendant quatre mois. « Si vous avez été licencié, vous allez recevoir 600 dollars par semaine de plus », a précisé le sénateur progressiste du Vermont, Bernie Sanders. Pour la première fois, les travailleurs ayant un statut d’indépendant, comme les chauffeurs Uber, y auront droit. Cette somme viendra en complément des 200 à 550 dollars payés chaque semaine par les Etats fédérés pour une période de trois à sept mois.

Cette mesure a longtemps fait débat, mercredi 25 mars au soir, quatre sénateurs républicains contestant un système qui permettrait à certains de gagner plus au chômage qu’en travaillant, encourageant les Américains à quitter leur travail. « Je ne crois pas que cela va créer des incitations négatives », a déclaré M. Mnuchin. « Ce que la plupart des Américains veulent, c’est garder leur emploi. »

Âpre bataille politique

Source: International : Toute l’actualité sur Le Monde.fr.

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