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Anniversaire du Hirak : l’Algérie marque les deux ans du soulèvement populaire

Publié le : 22/02/2021 – 12:54

Des manifestations sont attendues, lundi, en Algérie pour marquer le deuxième anniversaire du Hirak, la vague de manifestations qui a entraîné la chute du président Abdelaziz Bouteflika en 2019.  

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Un pays quadrillé par la police. Des manifestations sont attendues,  lundi 22 février, en Algérie, après des appels à manifester lancés sur la toile pour le deuxième anniversaire du soulèvement populaire du Hirak. Des barrages de police ont été mis en place sur plusieurs axes routiers menant à la capitale, selon différents témoignages recueillis par l’AFP. 

On peut entendre des hélicoptères au-dessus d’Alger tandis qu’une pluie fine lave les rues du vent de sable de la veille. 

Pour éviter les retards liés aux embouteillages, certains Algérois sont sortis à l’aube pour rejoindre leur travail. C’est le cas de Hamid, 54 ans, fonctionnaire.  

“Je suis venus de Hamadi (à l’est d’Alger). J’ai dû démarrer à cinq heures du matin. Deux heures et demie de bouchon pour arriver dans le centre à cause des barrages de la gendarmerie et ensuite de la police. Ils vérifient chaque voiture”, explique Hamid, un fonctionnaire de 54 ans.   

Déclenché le 22 février 2019, le Hirak, un mouvement de protestation populaire inédit en Algérie, avait poussé le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, à la démission deux mois plus tard.  



Un remaniement gouvernemental sans grand changement 

La veille de ce second anniversaire, le président algérien Abdemadjid Tebboune a procédé à un remaniement de son gouvernement, très attendu mais sans changement d’équipe majeur.  

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, pourtant critiqué, reste à son poste ainsi que les détenteurs des ministères régaliens, selon la liste publiée par la présidence de la République. 

Sont partants le ministre de l’Énergie, Abdelamadjid Attar, chargé d’une rente pétrolière sur le déclin, et son collègue de l’Industrie, Ferhat Aït Ali, qui paie sa gestion du dossier de la relance de l’industrie automobile. 

Parmi les arrivants, avec le portefeuille du Tourisme, figure Mohamed Ali Boughazi, un ancien conseiller de l’ex-président déchu Abdelaziz Bouteflika, une nomination qui fait grincer des dents sur les réseaux sociaux. 

En revanche, le ministre de la Justice, Belkacem Zeghmati, symbole de la lutte anti-corruption mais aussi de la répression judiciaire contre l’opposition et les militants du Hirak, garde son portefeuille, tout comme le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, qui garde la haute main sur les médias. 

Avant de s’envoler pour Berlin début janvier, pour s’y faire soigner de “complications” post-Covid, Abdelmadjid Tebboune avait pourtant exprimé publiquement son insatisfaction devant l’action du gouvernement Djerad. “Ce remaniement concernera des secteurs qui enregistrent des déficits dans leur gestion ressentis par les citoyens et nous-mêmes”, avait-il alors promis. 

Avec AFP 

Source: france24

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