Physical Address

304 North Cardinal St.
Dorchester Center, MA 02124

Google va supprimer les données de localisation des cliniques d’avortement

« Si nos systèmes identifient qu'une personne s'est rendue dans un établissement [sensible], nous supprimerons ces entrées de l'historique de localisation peu après leur visite. »

— Une citation de  Jen Fitzpatrick, vice-présidente

Cette décision intervient une semaine après que la Cour suprême des États-Unis a révoqué le droit fédéral à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

Des élus démocrates et associations de défense des droits humains craignent que les informations personnelles de femmes qui ont avorté ou d'individus qui les auraient aidées ne soient retenues contre eux par les procureurs d'États conservateurs ayant interdit l'IVG.

Ils appellent donc depuis des semaines les grandes plateformes technologiques à ne plus conserver autant de données personnelles, des recherches en ligne sur l'avortement aux déplacements sur les applications comme Google Maps.

Mais Google, Meta (Facebook, Instagram) et Apple sont restés très silencieux jusqu'à présent.

Jen Fitzpatrick rappelle que l'historique de localisation est désactivé par défaut et que les utilisateurs peuvent contrôler ce qui est conservé ou non.

Attentes des clients

En ce qui concerne les requêtes des autorités, elle assure aussi que Google a l'habitude de les repousser quand elles sont trop extensives.

« Nous prenons en compte les attentes en termes de confidentialité et de sécurité des personnes qui utilisent nos produits et nous les prévenons quand nous accédons à des demandes du gouvernement, à moins que des vies soient en jeu. »

— Une citation de  Jen Fitzpatrick, vice-présidente

Parmi les établissement sensibles concernés par la décision de vendredi, Google inclut les centres d'hébergement en cas de violence domestique, les cliniques spécialisées dans la perte de poids ou encore les centres de désintoxication.

Certaines lois adoptées avant même l'arrêt de la Cour suprême, comme au Texas en septembre, encouragent de simples citoyens à lancer des poursuites contre des femmes soupçonnées d'avoir avorté ou des personnes les ayant aidées – même un chauffeur Uber qui les aurait emmenées à la clinique, par exemple.

Les technologies de Google risquent donc de devenir des outils pour les extrémistes qui veulent réprimer les personnes en quête de soins de santé liés à la reproduction, ont écrit 42 élus américains dans une lettre ouverte, adressée fin mai au dirigeant de Google Sundar Pichai.

Car Google conserve des informations sur l'emplacement géographique de centaines de millions d'utilisateurs de téléphones intelligents, qu'il partage régulièrement avec des agences gouvernementales, ont-ils détaillé.

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1895262/interruption-grossesse-adresse-hebergement-femmes-violence.

Leave a Reply