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Des chercheurs veulent mieux saisir le phénomène des tempêtes de grêle en Alberta

Le projet de recherche durera cinq ans et il couvrira le sud et le centre de la province que l’on appelle communément Hailstorm Alley, pour désigner la région où se produisent le plus fréquemment des tempêtes de grêle et où elles provoquent davantage de conséquences sur des biens mobiliers et immobiliers.

La métropole albertaine de Calgary a fait face, en 2020, à la tempête de grêle la plus coûteuse de l'histoire du Canada, avec environ 1,2 milliard de dollars de dommages assurés.

Selon Rob de Pruis, le directeur national des relations avec les consommateurs et l'industrie au Bureau d'assurance du Canada (BAC), environ 76 % des sinistres liés à la grêle au Canada au cours de la dernière décennie provenaient de l'Alberta.

En la matière, la part de l'Alberta à l’échelle nationale est passée à 84 % au cours des trente dernières années, d’où le choix d’implanter le projet de recherche Northern Hail dans la province, explique son directeur général, Julian Brimelow.

« C'est la région où un tas de facteurs importants se réunissent pour créer des conditions idéales pour les tempêtes de grêle. Les montagnes y jouent certainement un rôle. »

— Une citation de  Julian Brimelow

Le directeur général de Northern Hail Project évoque également l’humidité parmi les possibles facteurs à l’origine des tempêtes de grêle.

Nous avons de l'humidité provenant des cultures et qui tire le long des contreforts, dit-il. Cela peut créer un phénomène que l’on appelle la ligne sèche et qui peut être un point focal pour le déclenchement des tempêtes.

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Mieux prévoir l’avènement de tempêtes

Northern Hail Project démarre cet été avec l’installation des équipements le long des contreforts pour surveiller les conditions et traquer les tempêtes de grêle au fur et à mesure qu'elles se développent.

La dernière fois que nous avons fait des recherches actives sur la grêle au Canada, c'était au début des années 1980. Nous avons maintenant à notre disposition une technologie bien meilleure que celle que nous avions à l'époque. Nous voulons donc en apprendre [davantage sur les tempêtes de grêle], souligne Julian Brimelow.

En plus d'analyser en laboratoire des échantillons de grêlons collectés, les chercheurs en feront des copies en trois dimensions destinées à des tests de mesure de leur potentiel d'impact. Personne n'a vraiment mesuré la pleine vitesse de la grêle naturelle au-delà [de grêlons] d'environ trois centimètres. Nous espérions donc combler cet écart, confie Julian Brimelow.

L’équipe prévoit également étudier les données atmosphériques. L’objectif est notamment de parvenir à mieux prévoir les tempêtes de grêle et aider ainsi la population à s’y préparer sans trop d’angoisse.

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La tempête de grêle survenue le 13 juin 2020 à Calgary a été la plus dévastatrice de l’histoire de l’Alberta et du Canada. (Archives)

Photo : Ali Cantor-Proulx/Tamse Deguzman

Hausse des frais d’assurance

À en croire Julian Brimelow, iI n'y a pas encore assez de données sur les tendances à long terme des tempêtes de grêle. Les chiffres du Bureau d'assurance du Canada semblent toutefois indiquer l’intensification du phénomène. Ils montrent que le coût moyen des dommages causés par la grêle au Canada est passé de 693 millions de dollars en 2019 à 872 millions de dollars en 2021.

Le directeur national des relations avec les consommateurs et l'industrie au Bureau d'assurance du Canada, Rob de Pruis, recommande donc aux résidents de Calgary de faire en sorte qu’ils sont couverts par leur police d'assurance.

Soyez prêts […] et assurez-vous que vous et votre famille êtes en sécurité et faites ce que vous pouvez pour protéger vos biens, conseille-t-il.

En attendant, l’équipe de Northern Hail Project sollicite la collaboration du public lorsqu'il est témoin de l'avènement d'une tempête de grêle. Celui-ci est ainsi invité à prendre une photo d'un grêlon, de préférence avec une pièce de monnaie de 1 $ ou de 2 $ pour pouvoir comparer la taille, et de noter la date et l'endroit où a lieu la chute de la grêle. Les images ainsi prises peuvent être envoyées par Twitter avec le mot-clic #ABstorm.

Avec les informations de Taylor Simmons

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1891337/recherche-science-phenomene-naturel.

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