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Les négociations se poursuivent encore chez Bombardier, malgré une journée de grève

Aujourd'hui, on retourne à la table de négociations, ce qui est une bonne nouvelle en soi, parce que les parties vont se parler, a résumé en entrevue Éric Rancourt, agent d'affaires de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale (AIMTA), responsable du dossier de Bombardier.

Les syndiqués membres de l'AIMTA, affiliée à la FTQ, ont rejeté l'offre patronale finale dans une proportion de 76 %, samedi dernier.

Puis ils ont débrayé durant une journée lundi, avant de revenir à la table de négociations mardi matin. Les parties se rencontrent en tête à tête; il n'y a pas encore de médiation-conciliation.

Gonflés à bloc

On arrive avec la dose d'hier [lundi] gonflés à bloc. L'appui est phénoménal. Il est historique, le soutien que le comité de négociation peut avoir de ses membres. Mais, à une table de négociations, ça prend deux parties pour arriver à une entente, a lancé M. Rancourt.

Il a insisté sur un point : les travailleurs veulent une entente négociée, pas une offre finale.

Il a rapporté que les travailleurs de Bombardier ressentent beaucoup de frustration à l'heure actuelle. Il y a accumulation de couches, une par une. Ils ont l'impression d'avoir fait des sacrifices, ces dernières années, pour soutenir l'entreprise, d'avoir fait des aménagements pour la C Series. Ils ont vu les effectifs réduits durant la pandémie, puis ont vu d'anciens dirigeants toucher des primes, alors qu'eux n'ont pas encore obtenu les augmentations qu'ils souhaitent.

Le syndicat a précisé que l'employeur propose une augmentation de 1,85 $ l'heure la première année de la convention collective, puis des augmentations de 3 % pour la deuxième et la troisième année. Pour la quatrième et la cinquième année du contrat de travail, l'offre prévoyait des augmentations salariales de 0,5 % au-dessus de l'IPC, avec un minimum de 1,5 % et un maximum de 2,5 %. Elle comprenait également des dispositions pour mettre fin à certaines activités de sous-traitance et accroître la protection des emplois.

La direction de Bombardier avait confirmé, la fin de semaine dernière, que les négociations reprendraient mardi. L'employeur s'était toutefois dit déçu du rejet de son offre finale par les syndiqués.

Les points qui restent en litige concernent les salaires et l'indexation des rentes de retraite.

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1890980/bombardier-syndicat-negociations.

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