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Victime de son succès, Communauto aux prises avec un manque de véhicules

L'entreprise a récemment connu une hausse de 30 % du nombre de ses abonnés et du taux d'utilisation de ses services. Résultat : des clients ont souvent du mal à trouver un véhicule disponible lorsqu'ils en ont besoin.

Chaque fois que tu allais sur l'application, tu constatais que t'étais dans une espèce de trou noir où il n'y avait jamais de voiture. Alors tu abandonnes. Laisse faire, je vais trouver une autre façon d'y aller, raconte un membre de Communauto, Patrick Dion.

Patrick Dion.

Sans auto depuis 17 ans, Patrick Dion faisait affaire avec Communauto mais, frustré, il s’est acheté un véhicule.

Photo : Radio-Canada

Communauto se dit consciente du problème qui sévit dans plusieurs villes canadiennes et assure être en voie de le résoudre.

L'entreprise a commandé 1300 nouveaux véhicules, dont 800 pour Montréal qui passera alors de 2200 voitures à 3000. Les 500 autres seront répartis entre Québec, Toronto, Halifax, Ottawa, Edmonton et Calgary.

C'est que l'entreprise, comme beaucoup d'autres depuis deux ans, a été obligée de conjuguer avec plusieurs facteurs hors de son contrôle.

La pandémie, la guerre, les chaînes d'approvisionnement des constructeurs automobiles sont perturbées et donc les véhicules rentrent beaucoup plus lentement qu'on avait prévu, déplore Marco Viviani, vice-président développement stratégique, Communauto.

S'adapter à un nouveau marché : quel rôle pour le gouvernement?

Il y a vraiment un nouveau marché qui est en train de s'ouvrir , explique la professeure Catherine Morency qui estime que les gouvernements devraient intervenir.

« Pourquoi il n'y a pas plus de soutien pour l'implantation des services de ce type? Pourquoi on ne les aide pas à avoir accès à des véhicules plus facilement? […] Les listes d'attente sont longues et ces véhicules-là vont quand même desservir plus qu'une personne. »

— Une citation de  Catherine Morency, professeure au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique

Catherine Morency, professeure au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique, Montréal.

Catherine Morency, professeure au Département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique, estime qu’il devrait y avoir plus de service comme Communauto.

Photo : Radio-Canada

Patrick Dion s'est finalement acheté une voiture en avril, alors qu'il n'en avait plus depuis 17 ans.

Le pire c'est que mon auto, elle reste stationnée dans la rue la majorité du temps. C'est niaiseux et un peu plate. Par contre, quand j'en ai vraiment besoin, comme en fin de semaine je sors en dehors de la ville, je sais que j'ai ma voiture.

Communauto ne recevra sûrement pas toutes les voitures des constructeurs automobiles avec lesquels elle fait affaire à temps pour l'été. Un problème que vivent aussi les compagnies de location de voitures traditionnelles, dont les prix ont augmenté. Plusieurs Canadiens seront ainsi peut-être confrontés à un problème de logistique s'ils avaient prévu partir en séjour ou en vacances avec un véhicule loué.

À partir d'un reportage de Valérie-Micaela Bain

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1888635/services-autopartage-victimes-succes-communauto.

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