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Biden annonce un nouveau partenariat économique en Asie et met la Chine en garde

Le Cadre économique pour l’Indo-Pacifique (Indo-Pacific Economic Framework, IPEF) n’est pas un accord de libre-échange mais prévoit davantage d’intégration entre ses pays membres dans quatre domaines clés : l’économie numérique, les chaînes d’approvisionnement, les énergies vertes et la lutte contre la corruption.

Les États-Unis et le Japon, ensemble avec 11 autres nations, vont lancer le Cadre économique pour l’Indo-Pacifique, a déclaré M. Biden lors d’une conférence de presse avec le premier ministre japonais Fumio Kishida.

C’est un engagement pour travailler avec nos amis proches et avec nos partenaires dans la région sur les défis qui importent le plus pour assurer la compétitivité économique au 21e siècle, a ajouté le président américain.

Les partenaires auxquels M. Biden fait référence sont l’Australie, Brunei, l’Inde, l’Indonésie, le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.

Plus de détails sur l’IPEFCadre économique pour l’Indo-Pacifique devaient être dévoilés ultérieurement lundi.

Contrepoids à la Chine

Cette initiative américaine apparaît de toute évidence destinée à offrir en Asie-Pacifique une solution de rechange par rapport à la Chine, deuxième puissance économique mondiale à l’influence grandissante dans la région.

Jake Sullivan, le conseiller à la sécurité nationale de Joe Biden, a assuré qu’il s’agit d’une plateforme ouverte, car elle est conçue et définie comme telle, mais Pékin se sent délibérément exclu et l’a déjà vertement fait savoir.

Washington cherche à former de petites cliques au nom de la liberté et de l’ouverture en espérant contenir la Chine, a critiqué dès dimanche le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, disant estimer que le projet américain est voué à l’échec.

Sous Donald Trump, le prédécesseur de M. Biden à la Maison-Blanche, les États-Unis s’étaient retirés en 2017 du Partenariat transpacifique (TPP), un vaste accord multilatéral de libre-échange qui a fait l’objet d’un nouveau traité en 2018 sans Washington.

M. Biden a lui aussi fait comprendre qu’il n’avait aucune intention de relancer de grands accords de libre-échange face à une opinion publique américaine qui voit majoritairement ces traités comme une menace pour les emplois aux États-Unis.

Le 46e président américain a toutefois souligné que son administration pourrait lever certaines barrières tarifaires imposées à la Chine par Donald Trump. Nous n’avons pas imposé ces barrières tarifaires, a-t-il dit quand il a été interrogé par la presse sur la possibilité de les lever, ajoutant que leur levée était à l’étude.

Les États-Unis prêts à défendre Taïwan en cas d’invasion

Une formation de bombardiers chinois.

Selon Taïwan, 38 avions militaires chinois, dont un bombardier H-6 à capacité nucléaire, ont fait une incursion dans la zone d’identification de défense aérienne de l’île en octobre 2021.

Photo : afp via getty images / GREG BAKER

Joe Biden a également souligné que les États-Unis défendraient militairement Taïwan si Pékin envahissait cette île autonome.

C’est l’engagement que nous avons pris, a déclaré M. Biden quand on lui a demandé lors d’une conférence de presse si les États-Unis interviendraient militairement contre une tentative chinoise de s’emparer de ce territoire par la force.

Nous étions d’accord avec la politique d’une seule Chine, nous l’avons signée […], mais l’idée voulant que [Taïwan] puisse être pris par la force n’est tout simplement pas appropriée, a-t-il dit.

Les Chinois flirtent déjà avec le danger en ce moment en volant aussi près [de Taïwan] et avec toutes les manœuvres qu’ils entreprennent, a déploré M. Biden.

Le premier ministre japonais Fumio Kishida a quant à lui déclaré que le Japon et les États-Unis vont surveiller les récentes activités de la marine chinoise ainsi que les mouvements liés aux exercices conjoints de la Chine et de la Russie.

Nous nous opposons fermement aux tentatives de changer le statu quo par la force en mer de Chine orientale et en mer de Chine méridionale, a dit M. Kishida.

De plus, nous sommes convenus de nous occuper ensemble de diverses questions liées à la Chine, y compris celle des droits de la personne, a-t-il ajouté.

Évoquant aussi la Russie, Joe Biden a déclaré qu’elle devra payer un prix à long terme pour sa barbarie en Ukraine sous la forme de sanctions imposées par les États-Unis et par leurs alliés.

Il ne s’agit pas seulement de l’Ukraine, a dit le président américain. En effet, si les sanctions n’étaient pas maintenues à de nombreux égards, alors quel signal cela enverrait-il à la Chine sur le coût d’une tentative de prise de Taïwan par la force? a-t-il demandé.

Disant s’attendre à ce qu’une telle invasion n’ait pas lieu, M. Biden a toutefois déclaré que cela dépendrait de la force avec laquelle le monde aura fait comprendre à la Chine le prix qu’elle aurait à payer en cas d’invasion.

Avec les informations de Reuters

Source: https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1885471/accord-commerce-echanges-etats-unis-asie-pacifique-taiwan-defense.

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